Tomate industrielle : Cap sur l’export

Le développement de la filière tomate industrielle en Algérie est au cœur des préoccupations du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Dans cette optique, le département de tutelle a  annoncé la prise en compte des inquiétudes des producteurs de la tomate industrielle, dont la production couvre à 100% les besoins nationaux. En effet, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, a présidé, à Alger, une réunion de coordination et de concertation avec les représentants du Conseil national mixte professionnel de la filière de la tomate industrielle, consacrée à l’étude et à l’évaluation de l’état de la filière et des moyens de son développement, a rapporté un communiqué du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Cette rencontre intervient « en réponse aux demandes des professionnels et dans le cadre de la stratégie globale du secteur pour le développement des différentes filières », a souligné la même source. Au cours de la réunion, les différentes difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs et les transformateurs ont été passés en revue, a précisé la même source, en expliquant que des discussions et des échanges ont été au centre de la réunion,  dans le but de trouver des solutions adaptées pour servir la filière et de répondre aux exigences des consommateurs en termes de qualité et de quantité. La rencontre s’inscrit dans le cadre de « la protection du produit national en le valorisant et en maintenant le haut niveau de production qui couvre à 100% les besoins nationaux grâce au niveau d’organisation et d’encadrement de la filière qui a permis l’initiation de l’exportation de ce produit », a ajouté le communiqué. La rencontre s’est déroulée au siège du ministère, en présence du président de la Chambre nationale d’agriculture, des  cadres du secteur, des responsables des offices et des établissements publics sous tutelle, selon un communiqué du ministère. Cette réunion a traité entre autres  de la question de la mécanisation, de la régulation de l’importation des plants et engrais, alors que d’autres ont focalisé sur le manque de financement des investissements. La prise en charge de ces doléances soulevées, reflète la volonté des pouvoirs publics à encourager cette filière qualifiée de « stratégique  » dans le cadre de la politique de diversification des exportations du pays. Le ministère de l’Agriculture et du développement rural semble déterminé à accompagner et  soutenir les actions d’exportation de la tomate industrielle, à travers notamment des mesures incitatives et des primes à l’export qui seront octroyées aux opérateurs versés dans cette activité. On  évoque, également dans ce sens, les financements et les crédits qui sont accordés aux opérateurs qui relèveront le « défi » d’exportation de la tomate industrielle, précisant que le soutien en question comprend entre autres, des facilités pour l’acquisition du système goutte-à-goutte afin d’améliorer les surfaces irriguées.

Sofia Chahine

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