« One, two, three, Hashtag viva l’Algérie ! »

« Ah ! Je couni ça, je couni mime son patron, attends monsieur le juge, coument il s’appelle dija, maalich je vi le rapeler. Ah lui, ci un jini, il a pris beaucoup les argents avec sa boite et son coupin qui a la queue du chevaux » s’extasie et rigole à pleines dents Alilou face au juge qui le questionnait sur les « dhoubabs el ilictroni » et l’argent détourné. 

« On s’en fout, parlez nous plutôt de l’argent du financement de la campagne du 5e mandat », lui rappelle sèchement le magistrat excédé. « Et puis c’est qui ce One, two, three, Hashtag viva l’Algérie ? On n’est pas au stade du 5Juillet, là » s’énerve le juge qui semble n’avoir rien pigé à la grosse arnaque qu’on attribue à Saïd. A court de Français et de crainte de citer des noms devenus influents, Alilou s’enferme dans son silence, préférant plaider la folie. Heureusement pour lui, dans toute cette fiction,  la Cour d’Alger a décidé de reporter au 21 août prochain le procès en appel de l’affaire du financement de la campagne présidentielle de l’ex président défunt, Abdelaziz Bouteflika, candidat à la présidentielle annulée de 2019. Mais, le pire reste à craindre puisque le report est intervenu suite à l’absence des témoins dans cette affaire, dont l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Et avec Sellal, il faut toujours se tenir le ventre…

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