Huit conventions signées avec des laboratoires universitaires : Développement des semences, nouvelle priorité

L’inauguration d’une banque nationale des semences jeudi a levé le voile sur l’enjeu que constitue la question des semences agricoles pour la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale. Au-delà de la création de cette nouvelle instance, le développement des semences agricoles doit s’appuyer sur la recherche scientifique, ce qui impose d’associer l’université au processus. 

C’est dans ce contexte que le département de l’Agriculture a supervisé la signatures de huit conventions avec  des laboratoires et structures universitaires sous tutelle portant toutes sur le développement des semences. Des conventions qui permettront de pousser et de redynamiser la recherche dans le domaine afin de garantir la sauvegarde du patrimoine biologique agricole, mais aussi développer des semences susceptibles de booster les rendements agricoles à terme. 

Le chef du département du développement durable à l’Office national interprofessionnel des céréales, Noureddine Amrani, a indiqué que «les accords conclus s’inscrivent dans le cadre du programme fixé par le gouvernement en ce concerne le partenariat avec les universités», expliquant qu’«il vise le renforcement de la capacité nationale en matière de semences, en plus de  permettre de faire revivre d’anciennes variétés». Pour sa part, l’économiste, Mokhtar Allali, estime que «l’implication de l’université dans le secteur agricole est une nécessité fondamentale étant donné qu’elle doit permettre d’élever le niveau de la production agricole». L’Algérie œuvre à garantir sa sécurité alimentaire et à couvrir ses besoins nationaux, notamment en matière des céréales, les féculents et les légumes en impliquant tous les acteurs du domaine agricole. C’est dans ce sens qu’au cours d’une réunion de coordination et de concertation, présidée par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, au siège de son département, la situation actuelle des instituts et centres sous tutelle a été passée en revue, notamment après l’entrée en service de la Banque nationale de semences. Réunis lundi, les directeurs généraux des différents instituts, des centres techniques et scientifiques affiliés au secteur, et des cadres du ministère, ont passé en revue la situation actuelle des instituts et centres. Un communiqué du ministère précise que «ces instituts et centres sont la principale source de toutes les semences animales et végétales, garantissant prioritairement la pérennité de l’activité scientifique et technique s’orientant vers une approche économique». Au cours de cette réunion, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives gouvernementales visant à restructurer les instituts et centres sous tutelle, le ministre a appelé à «la nécessité de travailler dans un cadre participatif en mettant en place tous les moyens nécessaires afin de permettre aux chercheurs d’élargir leurs domaines de travail et d’améliorer leurs capacités de recherche scientifique orientée vers la recherche appliquée et adaptée aux besoins nationaux». Il a également souligné «la nécessité d’accorder aux jeunes compétences et autres cadres l’opportunité de renforcer leurs capacités et expériences pour répondre aux exigences liées à la modernisation des systèmes de production, d’irrigation, d’utilisation rationnelle des terres agricoles et des ressources génétiques, biologiques, animales et végétales». D’autre part et dans le cadre de l’extension du couvert végétal et de l’activation du programme national de plantation d’arbres, le ministre a instruit la Direction Générale des forêts et l’Institut national de la Recherche forestière d’assurer les préparatifs pour le lancement de la plus grande opération de plantation d’arbres au cours de la prochaine saison de reboisement, qui concerne les zones régions montagneuses, les Hauts plateaux et les régions steppiques», appelant à «la nécessité d’accélérer la réhabilitation du Barrage Vert».

Salim Abdenour

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