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Rentrée universitaire : Ouvrir l’Université sur son environnement économique

Près de deux millions d’étudiants ont effectué hier leur rentrée. L’occasion de mettre en lumière les objectifs fixés dans le cadre de la réforme de l’enseignement universitaire, notamment en ce qui concerne la recherche et développement, l’innovation et l’ouverture de l’université sur son environnement économique. Dans ce sens, le premier responsable du secteur, Kamel Bidari, qui a lancé la nouvelle année universitaire depuis Mascara

a instruit les cadres de son secteur ainsi que les directeurs des universités à accompagner les universitaires dans la mise en place de leurs projets, notamment en ce qui a trait aux start-ups. Il a assuré que «l’université sera la locomotive de la transformation économique», annonçant «l’ouverture incessamment des ateliers de travail en vue de donner une nouvelle dynamique à l’université pour qu’elle soit créatrice de richesse». Le ministre a également souligné «la nécessité d’accorder plus d’importance aux sciences humaines et sociales pour qu’elles  jouent pleinement leur rôle en servant de relais transmettant les besoins et les préoccupations de la société aux laboratoires de recherche ».

Il a mis en exergue la nécessité d’ »orienter les formations vers les métiers d’avenir tels que l’enseignement de l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la médecine, les transformations économiques et géopolitiques, la robotique, le développement humain durable et la transition énergétique nécessaire pour se libérer de la dépendance des énergies fossiles ». Le ministre a aussi appelé à « activer toutes les mesures de valorisation des résultats de la recherche en les transformant au service de l’environnement économique et social, notamment en créant des centres d’innovation et de transformation technologique », « en poursuivant la création d’incubateurs et en concluant des accords avec le ministère de l’Economie de la connaissance, des startups et des micro-entreprises ». Il s’agira également de « renforcer progressivement les activités de recherche et développement au niveau des entreprises économiques et sociales, avec la promotion de la création d’établissements économiques auxiliaires au niveau des mêmes établissements universitaires et de recherche ». M.Bidari a souligné la nécessité « d’encourager la dynamique nationale comme alternative partielle à la formation à l’étranger afin de rationaliser les dépenses et les investissements de l’Etat dans les équipements scientifiques tels que les plateformes technologiques et le bilan documentaire disponibles au niveau national, d’une part, et de réduire les dépenses de l’Etat en devises fortes, d’autre part « . Le membre du gouvernement a insisté sur « le renforcement de l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur vis-à-vis des étudiants étrangers de différents pays et à tous les stades de la formation », ainsi que « la rationalisation de la formation résidentielle à l’étranger et privilégier le recours à la formation bilatérale internationale au niveau de la formation doctorale ». Par ailleurs, M. Bidari, a insisté sur  » la nécessité de poursuivre la numérisation du secteur à tous les niveaux et de redoubler d’efforts, en mettant en place un système d’information intégré qui couvre toutes les activités pédagogiques, de recherche et de gouvernance ». D’autre part, M. Bidari  a indiqué que le décret exécutif n  22-208 du 5 juin 2022, qui définit le régime des études et des formations pour l’obtention des diplômes de l’enseignement supérieur et les textes qui les accompagnent, « instaurent un saut qualitatif dans l’enseignement supérieur, en établissant de nouveaux modèles de formation internationalement reconnus pour développer les diplômes de licence et de master, accroître les connaissances et l’efficacité des compétences des diplômés de l’enseignement supérieur et ressusciter le parcours de formation de l’ingénieur et de l’architecte, conformément à une vision entrepreneuriale moderne ». Concernant l’amélioration des œuvres universitaires, le ministre a révélé que son département ministériel s’attellera à « mettre en place un système de suivi permanent de l’amélioration de la vie estudiantine au niveau des œuvres universitaires afin d’ assurer des prestations décentes » et « poursuivre le processus d’amélioration progressive » des services universitaires dans le but de développer, à court terme, un modèle d’utilisation des moyens d’actualisation et d’amélioration des prestations fournies aux étudiants concernant la bourse, l’hébergement, la restauration, le transport et la couverture sanitaire ». Il a par ailleurs, appelé à « intensifier et développer les activités sportives et culturelles en milieu universitaire et à établir une loi fondamentale pour les étudiants sportifs » et à « revoir les conditions et les modalités de fonctionnement des associations estudiantines pour créer une atmosphère de pratiques associatives et participatives nobles ».

Salim Abdenour

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