Sonatrach mobilise 40 milliards de dollars pour le développement de ses capacités de productions d’hydrocarbures : A plein gaz !

La Sonatrach entend poursuivre le rythme de hausse soutenue de la production d’hydrocarbures de gaz, grâce à un programme d’investissements de 40 milliards de dollars. Avec une production de gaz sensiblement en hausse en 2021, Sonatrach est en passe de produire 4 milliards de m3 de gaz supplémentaires cette année, et jusqu’à 10 milliards de m 3 de gaz en 2023. Ce qui lui permet de suivre le rythme de la consommation interne en hausse et de faire face à ses engagements internationaux.

Malgré la crise énergétique mondiale la Compagnie nationale des hydrocarbures demeure pour ses partenaires un fournisseur sûr et fiable. Une fiabilité qui ne souffre aucun doute, d’autant que la compagnie mise sur un développement accéléré de ses capacités de production pour s’adapter aux besoins grandissants du marché interne et de ses clients notamment en Europe. La stratégie de Sonatrach est de gagner plus de marchés, diversifier les partenaires, explorer plus, vendre plus. Dans ce sens, le Vice-Président chargé de la stratégie de la planification et économie du groupe pétrogazier national, Rachid Zerdani, a indiqué hier que «la Sonatrach compte rester un acteur fiable sur le marché international tout en assurant la sécurité énergétique du pays à long terme». Invité à s’exprimer sur les ondes de la chaine 3 de la Radio algérienne, le responsable de la Sonatrach a indiqué que «parmi les axes stratégiques les plus importants adopté pat la compagnie est la mobilisation des nouvelles réserves d’hydrocarbures et l’accélération de leur développement», soulignant que «nous  plaçons toujours l’amont comme axe prioritaire dans notre stratégie, notamment dans le volet lié à l’exploration  et à la production». Il a ajouté que «nous travaillons sur le développement des gisements et sur le développement d’un portefeuille de découvertes qui nécessite des investissements, l’introduction de nouvelles technologies pour pouvoir améliorer l’extraction».

Une stratégie qui se concentre notamment sur le développement des capacités de production de gaz en cette conjoncture particulières marquée par des tensions sur les marchés. Rachid Zerdani évoque, dans ce contexte, le cas particulier du bassin de Hassi Rmel « classé parmi les gisements les plus importants dans le monde avec des réserves très importantes». «Ce que nous avons aujourd’hui comme actif d’exploitation en gaz naturel permet la production de 130 milliards m3/an », a-t-il fait savoir, soulignant que «nous «essayons de maintenir ce niveau qui est très important, ce qui place l’Algérie parmi les principaux pays producteur du gaz. Abordant les besoins locaux, l’Invité de la Radio a indiqué que «notre consommation nationale de gaz naturel est en hausse », soulignant que celle ci est «entre 45 et 50 milliards de m3 par an». Selon Rachid Zerdani, «le taux de d’augmentation est de 4 à 5 % par an».  Il a d’ailleurs, assuré que «cette cette hausse est déjà prévue dans les programmes du groupe». Le Vice Président Responsable de la Stratégie de la Planification et Economie Sonatrach a fait savoir que «la Sonatrach œuvre selon sa nouvelle feuille de route axé sur le développement de ses volumes de production, tant à l’échelle nationale qu’internationale, et pour lequel d’importants moyens financiers sont mobilisés. «Notre nouvelle feuille de route, qui est accompagnée d’un montant d’investissement de 40 milliards de dollars, intègre de nouveaux projets d’exploration, de développement des gisements et d’optimisation de la production», a-t-il indiqué. Prenant en compte les découvertes de nouveaux gisements, le cadre de Sonatrach, annoncera une  « production supplémentaire de 4 milliards de m3 en 2022», précisant qu’ «au cours de l’année 2023, nous atteindront les 8 à 10 milliards de m3 de production supplémentaire».

Notons que selon les chiffres de l’Opep, la production de l’Algérie en gaz a connu une forte hausse en 2021, tout autant que ses exportations. Selon les mêmes données la production commercialisable de gaz de l’Algérie est passé de 85,1 milliards m3 de gaz en 2020 à 105 milliards de m3 de gaz en 2021, de même que les exportations de gaz sont passées à 54 milliards m3 durant l’exercice clos, et risque d’augmenter encore cette année. Notons que l’Algérie a signé de nouveaux accords avec l’Italien Eni cette année pour augmenter les livraisons de gaz vers l’Italie de 4 milliards m3 dès cette année et de 9 milliards m3 à moyen terme. La semaine dernière, le ministère de l’Énergie et des Mines a indiqué que l’Algérie a déjà livré17,8 milliards de m3 de gaz à l’Italie et que ce volume devrait atteindre les 25 milliards m3 d’ici la fin de l’année. Pour répondre à ses engagements, la Sonatrach mise sur le développement rapide de ses nouveaux gisements grâce à l’exploitation des infrastructures en place, mais aussi au développement en « Fast Track ». Il s’agit aussi de l’amélioration des taux de récupération sur les gisements matures.

Les opérations de Sonatrach en Afrique en cours

Sur un autre volet lié à la transition énergétique, le même responsable de la Sonatrach a affirmé que «Sonatrach doit assurer sa transition énergétique à l’instar de toutes les compagnies pétrolières internationales». «Nous comptons introduire dans notre modèle économique de nouveaux business basés sur les énergies renouvelables», a-t-il expliqué. Et de préciser que «le Groupe est en train de travailler sur la mise en place de centrales photovoltaïques de ses sites». «Cela permettra la réduction de l’empreinte carbone et d’économiser le gaz», révélant que «sur les 40 milliards de dollars investis dans la nouvelle feuille de route, 1 milliard et demi de dollar a été alloué pour les questions liées à l’environnement, climat et énergies renouvelables». Evoquant les questions liées aux activités de Sonatrach en dehors des frontières de l’Algérie, le responsable a affirmé que «les explorations ont déjà débuté ». Il s’agit, selon Zerdani de la Libye, du Mali et du Niger. «Les travaux sur les périmètres dans ces pays se poursuivent», a-t-il indiqué, soulignant que «nous avons fait des découvertes, mais nous sommes aussi en train d’examiner des opportunités dans d’autres pays africains dans l’exploration comme dans le développement».

Amar Malki

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *