Noble, le chameau !

Il se dit que la culture c’est un peu comme de la confiture, moins on en a, plus on l’étale !

On s’attribue indument l’art culinaire du voisin, son couscous, ses makrout, sa pierre, sa roche, sa musique et même son accoutrement. On s’approprie des terres arrachées à leurs propriétaires et l’on s’affuble de titres de noblesse pour cacher ce que des siècles de haillons moraux n’ont pu dissimuler tant la misère humaine est si apparente. Une misère suffocante faite d’ignorance, d’inculture et de pauvreté. Pourtant et bien que la seule noblesse lui revienne canoniquement pour avoir été cité dans le Saint Coran, le chameau ne s’est jamais évertué à blatérer sur la chose contrairement à certains dont la seule noblesse se résume à se soumettre au maitre et s’enorgueillir d’être sujet de son altesse. Car, au royaume de « Sidi » et de « Lalla » où l’on a toujours préféré l’âne au noble camélidé, il n’y a point de déshonneur à anoblir un équidé et brandir tel un talisman son effigie rabougrie par les signes ravageurs des temps marquant ses années de servage. « La vraie noblesse s’acquiert en vivant, et non en naissant. » Qu’avez-vous donc fait à part vendre votre âme ?

La noblesse comme la culture sont des valeurs que se partagent les peuples civilisés qui ne s’encombrent guère de choses matérielles.

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