Marché de l’huile de table : Les raisons de la tension

Le marché connaît depuis quelques jours des tensions sur l’huile de table. De nouvelles tensions qui deviennent cycliques et appellent à trouver des solutions efficaces pour garantir l’approvisionnement régulier du marché et faire barrage aux pratiques délictueuses qui alimentent ces perturbations.

C’est dans ce contexte que l’Organisation de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement a tenu hier à faire le point ou plutôt rappeler les principaux facteurs qui alimentent les tensions sur le marché de l’huile de table. Celle-ci a posté une publication sur sa page Facebook officielle afin d’éclairer l’opinion publique sur cette question mais aussi les sensibiliser sur l’aggravation des tensions par les pratiques négatives à l’image du recours au stockage.  L’Apoce estime que les tensions actuelles sur le marché de l’huile de table « sont, sans aucun doute, liées à trois facteurs qui se sont réunis ». Si l’association de protection du consommateur rappelle que la problématique ne se situe pas au niveau de la production qui reste « suffisante, voire excédentaire », elle pointe du doigt certaines pratiques négatives. L’Apoce qui cite les chiffres du ministère du Commerce, assure que ces derniers reflètent l’abondance de la production qui dépasse de loin les besoins de la consommation normale.  Selon cette association, la pénurie de l’huile de table est essentiellement le fait de 3 facteurs importants. Elle cite en premier lieu la contrebande.

Il est utile de noter dans ce que les saisies d’importantes quantités d’huile de table à la contrebande se sont multipliées au cours des derniers jours, notamment dans le sud du pays. La dernière en date a été opérée par les Douanes algériennes qui ont saisi 2.800 bidons d’huile de table d’une contenance de 5 litres à Bordj Badji Mokhtar. L’Apoce évoque par la suite les problèmes de distribution sur le marché de détail. « Le détaillant n’est passuffisamment approvisionné ou encore il refuse d’acquérir le produit en question en raison de la facturation instaurée », indique l’Apoce. Le troisième facteur est lié à la consommation excessive de l’huile de table, en plus de son stockage par les ménages. A cet égard, l’association de protection du consommateurpréconise une série de recommandations à prendre en compte en vue d’amortir cette crise. Dans ce sens, elle appelle, entre autres les consommateurs « à faire preuve de civisme et de citoyenneté» et de s’éloigner de ce genre d’habitudes de consommation.

Il est utile de rappeler que la Commission des affaires économiques de l’Assemblée populaire nationale avait lancé au début de l’année en cours une enquête sur les raisons des perturbations cycliques du marché de l’huile de table. Les conclusions du rapport d’enquête n’avaient pas été tendre avec le département du Commerce, relevant plusieurs anomalies. Elle avait alors évoqué l’effet de l’obligation de la facturation sur le marché de la distribution dans un marché marqué par des marges trop faibles pour les distributeurs notamment au détail. Elle avait également pointé du doigt un décalage une production et distribution avec des approvisionnements importants mais espacés, entre autres facteurs alimentant la crise.

Salim Abdenour

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *