Importation de véhicules de moins de trois ans : « Il faudra attendre la définition des modalités de financement »

Les Algériens pourront-ils importer des véhicules d’occasion de moins de trois dès janvier 2023 ? Bien que la mesure ait déjà été introduite et prévue par la Loi de finances complémentaire 2020, ce ne sera pas pour tout de suite. C’est ce que rappelle le président de la Bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest, Rachid Bekhchi. Il est vrai que la décision annoncée par le président de la République dimanche soir à la suite de la réunion du conseil des perspectives sur un marché parqué par des tensions depuis plusieurs mois. D’ailleurs, l’annonce a induit une hausse de l’offre sur le marché de l’occasion dès hier. Cependant, il faudra encore attendre pour une application pleine et effective de l’autorisation de l’importation des véhicules de moins de trois ans, d’autant que celle-ci un certain nombre de défis, notamment en ce qui concerne le financement en devises de ces acquisitions. C’est en ce sens, que Rachid Bekhchi a indiqué l’importation des véhicules de moins de trois ans n’est pas pour demain. « Il va falloir attendre janvier 2023 et la publication des textes d’application de la loi de finance pour l’exercice 2023 pour définir les modalités de financement », a-t-il expliqué, lors d’un entretien avec la Radio algérienne.

Concernant les constructeurs qui vont commencer, dans une première étape, par l’importation des véhicules, le président de la BSTPO a fait savoir que nombreux d’entre eux sont en négociation et que l’Algérie peut devenir, dans un proche avenir, « leader régional de l’industrie automobile ».Évoquant  les anciens  constructeurs qui ont déjà des terrains, à l’image de Peugeot, qui est à 65 % de finalisation de son infrastructure  à Oran,  et Renault qui  envisage l’extension de son usine, l’invité de la Radio affirme qu’un « grand travaille est entrain de se faire pour une bonne reprise de l’activité et que la BSTPO œuvre pour « la stabilisation et le maintien des sous-traitants locaux ».

Rachid Bekhchisouligne aussi  que l’Algérie dispose actuellement  d’une centaine d’entreprise  de la sous-traitance qui répond aux normes et qui peuvent réaliser des pièces, aussi importantes,  pour l’automobile.« On a présenté une short liste d’entreprises qui spécialisées dans l’automobile capable de rependre aux besoins du marché local », ajoute-t-il dans le même contexte, en précisant que la BSTPO est sur le point « de créer une plate-forme de prés-sélection des  sous-traitants, qui sera dédiée à l’automobile mais aussi à tous les secteurs industriels ».C’est à cette manière qu’on pourra augmenter le aux d’intégration qui « avoisine actuellement  les 11 % », dit t-il en soulignant que la Bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest est en train de travailler pour aller au-delà des 15 %. «  Je pense que l’on pourrait atteindre  les 35 % ou  40 % d’ici trois ans », conclut-il.

Chokri Hafed

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