Financement des clubs : Sebgag ouvre le dossier

C’est un dossier sensible que le ministre de la Jeunesse et des Sports s’apprête à ouvrir. Il s’agit des aides publiques aux clubs de sport, notamment ceux de football. Une question qui ne cesse de susciter le débat malgré le passage au professionnalisme.

En effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderezzak Sebgag, a annoncé jeudi à l’Assemblée populaire nationale (APN) que le dossier des aides financières à accorder aux clubs sportifs sera prochainement soumis au Gouvernement, appelant la communauté sportive à faire preuve de bon sens et à changer de mentalité.Répondant à une question sur le déficit financier et les dettes des clubs locaux de football, à l’origine de la migration de plusieurs joueurs « talentueux », le ministre a répondu que « l’Etat ne peut pas continuer à accorder des aides financières aux clubs sportifs en général ou au football en particulier », arguant que « ce dossier sera prochainement examiné par le Gouvernement en prévision d’une nouvelle approche (…), car il est temps de changer de mentalité ».Il a souligné, dans ce sens, que les aides financières accordées aux clubs de football sont censées servir à la formation des catégories jeunes et des clubs amateurs, vu « le caractère commercial » des clubs de football.M. Sebgag a plaidé pour la rationalisation des dépenses et le bon choix des responsables des fédérations et clubs sportifs censés avoir un certain niveau d’instruction, tel que stipulé dans les récents textes réglementaires qui concernent le secteur.

A la question du député Brahim Fakhour sur le rôle du ministère dans l’équipement et l’encadrement des maisons de jeunes et des structures sportives dans le grand sud (Illizi et Djanet) et les raisons du retard accusé dans la réalisation des projets, M. Sebgad a donné un exemple sur l’encadrement des clubs de football. Faisant état de de directives données au président de la FAF pour la prise en charge des cotisations de toutes les équipes du grand sud, notamment celle en situation vulnérable dans l’ensemble du territoire, il a indiqué qu’un dossier était en cours de préparation pour les rembourser du budget de l’Etat.S’agissant des “infrastructures vacantes à Ilizi et Djanet”, le ministre a souligné que “le secteur souffre d’un gel des postes depuis 2015, raison pour laquelle nous tentons d’engager une approche participative avec la société civile et les associations crédibles, à même de prendre en charge la gestion des structures sportives, selon le programme sur le niveau local”. “Dire que les projets en cours de réalisation dans les wilayas susmentionnées connaissent du retard, est faut”, a-t-il dit, ajoutant que “six (6) infrastructures sportives ont été inaugurées, et d’autres sont à 98% achevées”. Ces “infrastructures ont été financées par différents fonds et programmes de développement”. Le ministre a également insisté sur l’impératif d’”éviter les répercussions d’une réévaluation des projets sportifs”, indiquant la présence d’une structure règlementaire dans ces deux wilayas à même de gérer les projets, à l’instar de l’office des établissements de la jeunesse (ODEJ).

R.S.

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