Pr. Rachid Belhadj, président du SNECHU : « Beaucoup reste à faire » dans le secteur de la santé

L’amélioration des prestations de santé est au cœur des préoccupation. Une démarche qui doit être précédée par un véritable état des lieux du secteur et notamment de la gestion des structures de santé publique. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les dernières instructions du président de la République lequel a ordonné le lancement d’une inspection générale. Dans ce contexte, le directeur des activités médicales et paramédicales au CHU Mustapha Pacha et président du Syndicat national des enseignants-chercheurs hospitalo-universitaire adit espérer une opération qui permettra de faire « un état des lieux réel, exhaustif et se dire toute la vérité ».Invité à s’exprimer hier sur les ondes de la Radio algérienne, le Pr. Rachid Belhadj a estimé que « le secteur de la santé est le parent pauvre de la politique sociale de l’Etat algérien ». Il estime que si la situation n’est pas alarmante, « beaucoup reste à faire » pour atteindre les objectifs tracés par l’Etat. Il énumère ainsi les nombreuses insuffisances et les difficultés dans lesquelles végète le secteur de la santé. Il cite ainsi le personnel de santé insuffisant, associé àune politique « salariale injuste », une organisation désuète, des pénuries récurrentes de médicaments entre autres .

Tout en regrettant la non-application des différentes réformes envisagées dans le secteur de la santé, le directeur des activités médicales du CHU appelle à la relance des « dossiers clés à l’arrêt », tels que la numérisation, la mutualisation, la contractualisation, et l’humanisation des hôpitaux.

Hocine Fadheli

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