Palestine occupée : L’entité sioniste poursuit sa politique de la terre brûlée
L’occupation israélienne intensifie sa politique de la terre brûlée en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza, poursuivant une politique de destruction et de déplacement forcé qui frappe de plein fouet la population palestinienne. En Cisjordanie occupée, environ 30.000 Palestiniens ont été contraints de fuir leurs foyers sous la pression d’une agression militaire incessante. Selon les autorités locales, les camps de réfugiés de Jénine et Tulkarem sont particulièrement ciblés, avec des milliers de personnes déplacées de force, des infrastructures ravagées et des familles entières plongées dans une précarité extrême. À Tamoun, les forces d’occupation ont semé le chaos durant une semaine, laissant derrière elles des destructions massives et contraignant des centaines de familles à l’exil. À Ghaza, le massacre se poursuit. Lundi, un Palestinien est tombé sous les balles de l’armée sioniste à Shuja’iyya, portant à plus de 158.000 le nombre de victimes depuis le début de l’agression en octobre 2023. Plus de 85 % de la population a été déplacée, soit près de 1,93 million de personnes, dans une enclave déjà ravagée par plus de quinze mois de bombardements meurtriers. La situation est d’autant plus dramatique que l’hiver ajoute une souffrance supplémentaire aux familles vivant sous des tentes de fortune. L’UNRWA a signalé la destruction de centaines de ces abris à Deir al-Balah et dans le nord de Ghaza, exacerbant la crise humanitaire. Dans cette spirale de violence, les journalistes palestiniens sont aussi pris pour cible. Sept d’entre eux ont été assassinés en un mois par l’occupant, dans une tentative manifeste d’étouffer la vérité et d’empêcher toute couverture médiatique des crimes en cours. Le syndicat des journalistes palestiniens dénonce une « violation flagrante du droit international » et un harcèlement systématique des professionnels de l’information. Pendant ce temps, l’offensive israélienne s’étend au Liban, où des maisons ont été incendiées par l’armée d’occupation à Kfarkela, en violation du cessez-le-feu signé en novembre 2024. Avec plus de 840 infractions à cet accord, les forces sionistes continuent de semer la destruction et de défier toute tentative de paix. Face à ces crimes, la résistance palestinienne et les voix internationales s’élèvent. Le Hamas a fermement condamné les déclarations du président américain Donald Trump, qui a exprimé son intention « d’acheter et de posséder Ghaza ». Une déclaration jugée scandaleuse par le chancelier allemand Olaf Scholz, qui dénonce un projet visant à effacer la présence palestinienne sur sa propre terre. Dans ce contexte de guerre totale contre le peuple palestinien, l’entité sioniste poursuit impunément sa politique de la terre brûlée, sous le regard complice de la communauté internationale. Mais malgré la violence, le peuple palestinien reste debout, attaché à sa terre et déterminé à faire échec aux tentatives d’éradication de son identité et de son existence.
Lyes Saïdi