Les contrats de réalisation en été signés hier : Trois nouvelles stations de dessalement pour renforcer la sécurité hydrique
Les contrats pour la réalisation de trois usines de dessalement d’eau de mer dans les wilayas de Chlef, Mostaganem et Tlemcen ont été signés lundi.
Le groupe Sonatrach lance la concrétisation effective de la nouvelle phase du programme présidentiel de sécurité hydrique, en supervisant la signature de contrats pour la réalisation de trois nouvelles usines de dessalement d’eau de mer dans les wilayas de Chlef, Mostaganem et Tlemcen. Cette cérémonie, qui s’est tenue au siège de la direction générale du groupe pétrolier national, marque le début effectif d’un nouveau programme décidé par le président Abdelmadjid Tebboune, visant à porter la capacité nationale de production d’eau dessalée à 5,6 millions de mètres cubes par jour à l’horizon 2030.
Les trois installations, d’une capacité unitaire de 300.000 mètres cubes par jour, seront implantées à Ain Ajroud dans la commune de Marsa Ben M’hidi pour Tlemcen, à Dahra dans la commune d’El Marsa pour Chlef, et à Sidi Ladjel dans la commune de Khadra pour Mostaganem. La signature des contrats a été présidée par Mohamed Arkab, ministre d’État chargé des Hydrocarbures et des Mines, en présence de Taha Derbal, ministre de l’Hydraulique, de Noureddine Daoudi, PDG de Sonatrach, ainsi que de Lahcen Bada, PDG de l’Entreprise algérienne de dessalement de l’eau (EADE), filiale de Sonatrach qui supervisera l’ensemble des travaux. Le choix d’entreprises nationales pour porter ces projets structurants témoigne de la volonté des pouvoirs publics de maintenir le cap et capitaliser sur l’expertise locale. L’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (ENGTP) prendra en charge l’usine de Chlef, la Société algérienne de réalisation de projets industriels (SARPI) celle de Mostaganem, tandis que Cosider Canalisations assurera la construction de l’installation de Tlemcen. Un mémorandum d’entente a par ailleurs été signé entre l’EADE et l’Algérienne des eaux (ADE), dont le directeur général Mustapha Reguig assistait également à la cérémonie.
Prenant la parole lors de l’événement, Noureddine Daoudi a souligné que la réalisation de ces projets « constitue un jalon important pour la concrétisation de la vision nationale visant à porter la capacité de production d’eau dessalée à 5,6 millions de mètres cubes par jour à l’horizon 2030 », ajoutant que cet objectif reflète « la forte volonté de l’État algérien de garantir une sécurité hydrique durable et de soutenir le développement socioéconomique à travers l’ensemble des wilayas du pays ». Le premier responsable de Sonatrach a appelé les équipes de l’EADE et des entreprises réalisatrices à « assurer un suivi rigoureux et permanent de l’avancement des travaux » afin de livrer les installations dans les délais contractuels et selon les standards techniques requis. Au-delà de leur contribution à la sécurité hydrique, ces infrastructures génèreront des retombées économiques significatives. Le PDG de Sonatrach a ainsi précisé que « ces projets contribueront à la création d’un grand nombre d’emplois directs et indirects, en plus de soutenir les programmes de formation et de développement des compétences nationales dans le domaine du dessalement de l’eau de mer ». Cette dimension sociale s’inscrit dans la stratégie du groupe de participer activement aux politiques publiques, Noureddine Daoudi rappelant « l’engagement indéfectible de Sonatrach, en tant qu’entreprise citoyenne, à contribuer concrètement à la mise en œuvre des politiques publiques de l’État ».
Pour Lahcen Bada, PDG de l’EADE, cette signature marque « une nouvelle étape dans le processus de la souveraineté hydrique de l’Algérie ». Le responsable s’est montré confiant dans la capacité des compétences algériennes à relever le défi de ces réalisations d’envergure, soulignant que ces infrastructures permettront de « renforcer le rôle du groupe Sonatrach comme levier de la sécurité hydrique, en plus de son rôle historique dans la sécurité énergétique et de son engagement au service des citoyens et de la patrie ». Ces trois usines s’inscrivent dans un programme plus vaste prévoyant la construction de six stations de dessalement de capacité identique, conformément au deuxième programme national complémentaire lancé par le président de la République. L’objectif est de répondre durablement aux besoins croissants des citoyens en eau potable, dans un contexte où la sécurité hydrique constitue un enjeu stratégique majeur pour l’Algérie.
Samir Benisid

