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L’OPEP+ le gel de la hausse de la production de pétrole : Faire face aux incertitudes économiques mondiales

Huit pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) ont décidé dimanche de confirmer la suspension des augmentations graduelles de leur production de brut durant le premier trimestre 2026, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes économiques internationales et une demande saisonnière modérée.

L’Algérie, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, le Koweït et Oman ont réaffirmé cette décision lors d’une réunion ministérielle tenue dimanche par visioconférence. Ces pays, qui avaient appliqué des réductions volontaires de production en avril 2023, poursuivent ainsi leur stratégie de soutien à la stabilité du marché pétrolier mondial face à une conjoncture économique incertaine. Le ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a participé à cette réunion de coordination qui s’inscrit dans le cadre du suivi régulier de la situation du marché. Selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines, les ministres ont procédé à « un échange approfondi sur les perspectives à court terme du marché pétrolier, dans un contexte économique international marqué par de fortes incertitudes et une demande saisonnièrement modérée ». M. Arkab a souligné « l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination étroite, tant au sein du groupe des huit qu’avec l’ensemble des pays participants à la Déclaration de Coopération », tout en réaffirmant « l’attachement de l’Algérie aux décisions collectives adoptées, jugées cohérentes et appropriées au regard des conditions actuelles du marché ».

Dans un communiqué publié sur son site internet, l’OPEP a confirmé l’engagement des huit pays producteurs. « Les huit pays participants ont réaffirmé leur décision du 2 novembre 2025 de suspendre les augmentations de production en février et mars 2026 en raison de la saisonnalité », précise le document. L’organisation souligne que cette décision intervient « dans un contexte de perspectives économiques mondiales stables et de fondamentaux de marché sains, comme en témoigne la baisse des stocks ».

Ces huit nations contrôlent collectivement des ajustements volontaires portant sur 1,65 million de barils par jour. Selon le communiqué de l’OPEP, ces volumes « peuvent être restitués en partie ou en totalité selon l’évolution des conditions du marché et de manière graduelle ». Le groupe des huit avait initialement procédé en avril 2025 à une augmentation collective graduelle de sa production pour revenir aux niveaux enregistrés avant les réductions volontaires. Toutefois, lors de sa réunion de novembre dernier, il avait décidé de geler ces hausses progressives pour la période allant du 1er janvier au 31 mars 2026.

Les pays producteurs conservent une marge de manœuvre importante. Le communiqué de l’OPEP précise qu’ils « continueront de suivre et d’évaluer de près la situation du marché » et réaffirment « l’importance d’adopter une approche prudente et de conserver une pleine flexibilité » pour poursuivre la suspension ou inverser les ajustements volontaires de production, y compris les ajustements volontaires antérieurs de 2,2 millions de barils par jour annoncés en novembre 2023.

La discipline de production demeure au cœur des préoccupations du groupe. Les huit pays ont réitéré leur engagement collectif à assurer la « pleine conformité » à la Déclaration de Coopération, y compris pour les ajustements volontaires supplémentaires de production, qui seront supervisés par le Comité ministériel conjoint de suivi. Ils ont également confirmé « leur intention de compenser entièrement tout volume de production excédentaire depuis janvier 2024 », selon le texte officiel. Pour garantir un suivi rapproché, les huit pays membres de l’OPEP+ tiendront des réunions mensuelles afin d’examiner les conditions du marché, la conformité et les compensations. La prochaine réunion est programmée pour le 1er février 2026, date à laquelle les ministres évalueront l’évolution de la conjoncture pétrolière mondiale et détermineront si les conditions justifient une modification de leur stratégie de production.

Samira Ghrib

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