Loi de règlement budgétaire 2023 : Des recettes en hausse de 24%
Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté lundi devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale le projet de loi de règlement budgétaire de l’exercice 2023. Lors de cette séance présidée par Mohamed Benhachem et tenue en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre a dévoilé des chiffres témoignant d’une dynamique contrastée entre l’accroissement des recettes et les difficultés d’exécution budgétaire. Les recettes réalisées en 2023 ont dépassé 9.017 milliards de dinars, enregistrant « une hausse de plus de 24% par rapport à l’année 2022 », a indiqué M. Bouzred. Cette performance s’explique notamment par les ressources fiscales qui se sont élevées à 7.396 milliards de dinars, incluant 3.856 milliards de dinars de fiscalité pétrolière, tandis que les revenus du domaine de l’État sont estimés à 86 milliards de dinars. Les charges budgétaires ont quant à elles atteint 10.592 milliards de dinars, soit une augmentation modérée de 0,93% par rapport à 2022. La répartition des dépenses révèle les priorités budgétaires : 3.340 milliards de dinars ont été consacrés aux transferts, 3.213 milliards de dinars aux dépenses de personnel et 1.188 milliards de dinars à l’investissement. Toutefois, le ministre a reconnu que le taux de consommation du budget n’a atteint que 72% du total des dépenses prévues dans la loi de finances rectificative. Cette sous-exécution s’explique par le fait que « l’année 2023 a marqué l’entrée en vigueur du nouveau Budget Programme, où certaines insuffisances liées au manque de clarté des procédures pour les ordonnateurs ont été relevées ».
Sur le plan macroéconomique, M. Bouzred a révélé que « le taux de croissance économique s’est établi à 4,10% en 2023, contre 3,6% en 2022 », confirmant la résilience de l’économie nationale. Le ministre a également souligné les évolutions du cadre juridique, précisant que les ordonnateurs « ont commencé progressivement à s’adapter » au nouveau mode d’élaboration budgétaire qui impose l’élaboration de rapports spécifiques sur les priorités et la planification, ainsi que des rapports ministériels sur la performance après exécution.
Amar Malki

