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Conseil des Droits de l’homme de l’ONU : Un séminaire international à Genève dénonce les violations marocaines au Sahara occidental

Le siège du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève a abrité mardi un séminaire international sur « la surveillance des droits de l’homme dans les zones de conflit », au cours duquel ont été dénoncées les violations graves des droits humains perpétrées par l’occupation marocaine au Sahara occidental. Cette rencontre, organisée par le « Groupe de Genève pour le soutien au Sahara occidental » en marge des travaux de la 61e session du Conseil des droits de l’homme, en collaboration avec la représentation du Front Polisario à Genève, a mis en lumière les violations systématiques et continues commises dans le territoire sous occupation marocaine, selon l’agence de presse sahraouie. Les intervenants ont dressé un tableau accablant de la situation sur le terrain, documentant les pratiques répressives menées par les autorités d’occupation contre la population civile sahraouie.

L’événement, animé par le ministre de la Justice, des Affaires constitutionnelles et religieuses de la République du Mozambique, a été marqué par des interventions qualifiées de « témoignages authentiques » sur la réalité de la répression et des violations incessantes perpétrées par l’occupant marocain à l’encontre des civils sahraouis. Ces témoignages ont permis de documenter avec précision la nature et l’ampleur des exactions commises quotidiennement dans les territoires occupés, offrant une vision sans fard de la brutalité de l’occupation. Les participants au séminaire ont unanimement souligné que « la poursuite du mépris du droit international et des résolutions des Nations unies concernant le territoire occupé constitue une menace directe pour la paix et la stabilité régionales et multiplie les souffrances du peuple sahraoui sous le joug de l’occupation marocaine ». Cette déclaration souligne la gravité de la situation et l’urgence d’une action internationale concertée pour mettre fin à l’impunité dont bénéficie le Maroc malgré ses violations flagrantes du droit international. Les conférenciers ont détaillé les différentes formes que prennent ces violations massives des droits humains dans le contexte de l’occupation. Ils ont notamment évoqué la persécution sous toutes ses formes, pratique systématique visant à réduire au silence toute velléité de résistance ou d’expression libre de la part de la population sahraouie. Les enlèvements forcés constituent une autre dimension particulièrement alarmante de la répression, avec des disparitions de militants et de défenseurs des droits de l’homme qui se multiplient dans l’indifférence quasi-générale de la communauté internationale.

La détention arbitraire représente également un instrument de terreur largement utilisé par les autorités d’occupation. Des centaines de prisonniers politiques sahraouis croupissent dans les geôles marocaines sans procès équitable, dans des conditions inhumaines et dégradantes. Les restrictions imposées aux libertés fondamentales, qu’il s’agisse de la liberté d’expression, de réunion ou de manifestation, transforment les territoires occupés en une véritable prison à ciel ouvert pour les Sahraouis. Les obstacles multiples dressés contre le travail des défenseurs des droits de l’homme ont également été dénoncés avec force. Ces derniers font face à un harcèlement constant, à des intimidations, des menaces et des poursuites judiciaires arbitraires visant à les empêcher de documenter et de dénoncer les violations commises. Cette répression ciblée des voix dissidentes témoigne de la volonté délibérée de l’occupant de maintenir un black-out informationnel sur la réalité de ses exactions. Le séminaire a particulièrement insisté sur le paradoxe flagrant entre ces pratiques répressives et les obligations internationales claires qui incombent au Maroc en tant que puissance occupante. Les conséquences catastrophiques de ces violations sur les populations civiles ont été largement documentées, avec un impact dévastateur sur tous les aspects de la vie quotidienne des Sahraouis, de leur sécurité physique à leur dignité humaine fondamentale. Cette initiative internationale intervient dans un contexte marqué par l’aggravation continue de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et l’absence persistante de mécanisme de surveillance indépendant des Nations unies dans le territoire occupé, malgré les appels répétés de la société civile internationale.

L.S.

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