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L’absentéisme atteint des sommets durant Ramadhan : Le ministère de l’Éducation nationale décide de sévir !

Face à la recrudescence des absences injustifiées dans les établissements scolaires, particulièrement chez les élèves de terminale et leurs enseignants depuis le début du mois de Ramadhan, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de durcir le ton.

Dans un communiqué publié mercredi, la Direction générale de l’enseignement exige l’application stricte des textes réglementaires et appelle à un suivi rigoureux de l’assiduité, mettant en garde contre l’impact de ces absences sur la préparation au baccalauréat. Selon le document officiel adressé aux directeurs de l’éducation et aux proviseurs des lycées, « les constats sur le terrain concernant l’assiduité des élèves dans les établissements d’enseignement, notamment ceux des classes terminales dans les lycées, font état d’absences injustifiées durant le deuxième trimestre, particulièrement au début du mois sacré de Ramadhan, ce qui impacte leur niveau d’acquisition scolaire et leur préparation à l’examen du baccalauréat », précise le communiqué publié sur la page Facebook du ministère. Cette situation préoccupante, observée depuis l’entame du mois sacré, pousse les autorités éducatives à tirer la sonnette d’alarme. Le phénomène ne se limite pas aux élèves puisque les enseignants sont également concernés par ces absences non justifiées, créant ainsi un double déficit dans le processus pédagogique. Cette défaillance généralisée menace directement la continuité des apprentissages à quelques mois seulement de l’examen du baccalauréat, épreuve cruciale pour des milliers de lycéens algériens.

Pour rappeler l’importance de l’assiduité en cette période décisive de l’année scolaire, la Direction générale de l’enseignement a tenu à souligner que les sujets des épreuves de l’examen du baccalauréat « porteront sur les cours dispensés en classe et prévus dans les programmes scolaires ». Un message clair destiné aux élèves tentés par l’absentéisme : chaque cours manqué représente un handicap potentiel pour l’examen final.

Face à cette situation, le ministère appelle à « la nécessité d’un suivi rigoureux des absences des élèves, ainsi que des enseignants, et à l’activation des textes juridiques et réglementaires à cet égard ». Cette instruction marque un tournant dans la gestion de l’absentéisme, le recours aux dispositions légales étant désormais explicitement encouragé pour sanctionner les manquements répétés. Les proviseurs des lycées sont ainsi sommés d’assurer un suivi strict des absences et de mettre en œuvre les sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Le ministère ne se contente plus de simples recommandations mais exige des mesures concrètes et immédiates pour endiguer ce phénomène qui prend de l’ampleur chaque année durant le mois de Ramadhan.

Dans le même temps, les autorités éducatives ont tenu à responsabiliser les enseignants en insistant sur « l’importance de dispenser les cours programmés quel que soit le nombre d’élèves présents dans le groupe, avec l’obligation de consigner ces cours dans les cahiers de textes ». Cette disposition vise à garantir la continuité pédagogique même en cas de faible taux de présence et à éviter que certains enseignants ne soient tentés d’annuler leurs cours face à des classes clairsemées.

Cette exigence de consignation systématique dans les cahiers de textes constitue également un moyen de contrôle et de traçabilité permettant de vérifier que le programme scolaire est bien dispensé conformément aux prescriptions officielles. Elle empêche également toute contestation ultérieure sur les contenus effectivement enseignés.

Cette mobilisation générale intervient à un moment critique de l’année scolaire où chaque séance de cours compte pour la préparation des élèves aux examens nationaux. Le ministère entend ainsi mettre fin à une tolérance qui, année après année, contribue à creuser le déficit d’apprentissage et à compromettre les chances de réussite des candidats au baccalauréat, dont la session se tiendra dans quelques mois.

Lyna Larbi

admin

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