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Université : Un réseau national de 241 structures pour booster l’entrepreneuriat

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient de franchir un cap dans la structuration de l’écosystème entrepreneurial estudiantin. Avec 124 incubateurs et 117 centres de développement de l’entrepreneuriat universitaire déployés sur l’ensemble du territoire national, l’Algérie ambitionne de transformer ses campus en véritables pépinières d’innovation et de création d’entreprises. Dans un communiqué rendu public par la Commission nationale de coordination du suivi de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire, les autorités académiques dressent un bilan encourageant de cette stratégie nationale visant à « renforcer l’écosystème entrepreneurial dans le milieu universitaire et à ancrer la culture de l’innovation ». Cette infrastructure, qui constitue « les deux premiers réseaux nationaux organisés en Algérie dans le domaine de l’entrepreneuriat universitaire », forme désormais « la pierre angulaire pour construire un système institutionnel durable de soutien à l’innovation », selon le texte officiel. La Commission salue « la dynamique continue que connaissent le réseau des incubateurs d’entreprises universitaires et le réseau des centres de développement de l’entrepreneuriat universitaire », soulignant que ces 241 structures sont « réparties sur l’ensemble du territoire national, ce qui garantit une équité territoriale dans les opportunités d’accompagnement et d’encadrement ». Cette couverture géographique exhaustive répond à un impératif d’égalité des chances pour tous les étudiants porteurs de projets, quelle que soit leur région d’origine. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique suit personnellement « le travail en cours pour le lancement du réseau des centres de soutien technologique et d’innovation dans les établissements universitaires et de recherche, ainsi que du réseau des maisons de l’intelligence artificielle, dès la publication de la réglementation juridique pour ces deux interfaces », précise le communiqué. Cette extension programmée témoigne d’une volonté d’adapter l’offre d’accompagnement aux évolutions technologiques et aux besoins du marché. Au cœur de ce dispositif figure la plateforme numérique AUNEI, présentée comme « un espace numérique unifié pour la communication, la formation, la sensibilisation, l’échange d’expériences et le suivi du parcours des projets émergents ». Cet outil digital devrait permettre une coordination optimale entre les différentes structures et faciliter la mise en réseau des entrepreneurs universitaires. Le document détaille une feuille de route ambitieuse avec dix missions prioritaires, parmi lesquelles « le développement d’un système national unifié d’indicateurs de mesure de performance des incubateurs et centres de développement de l’entrepreneuriat » et « la création d’une base de données nationale des projets innovants reliée aux secteurs économiques prioritaires ». La stratégie prévoit également de « renforcer le lien entre la recherche scientifique et les institutions économiques via des programmes de transfert de technologie » et de « soutenir les mécanismes de financement initial en coordination avec les partenaires publics et privés ». L’intégration internationale figure également au programme avec le renforcement de « l’ouverture internationale via des partenariats avec des réseaux d’incubateurs régionaux et internationaux », tandis que l’intelligence artificielle et la transformation numérique seront intégrées « dans les mécanismes d’orientation et de suivi ». La Commission affirme que « la prochaine étape verra une transition de la phase de structuration à la phase de maximisation de l’impact économique et social », marquant ainsi un tournant décisif dans la politique universitaire algérienne en matière d’innovation et d’entrepreneuriat.

Malik Meziane

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