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Audiovisuel : Echorouk mise en demeure pour non-respect des règles publicitaires

L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel a adressé dimanche une mise en demeure à la chaîne Echorouk TV pour dépassement récurrent de la durée réglementaire des plages publicitaires, en violation flagrante du cahier des charges imposé aux services de communication audiovisuelle. Dans son communiqué, l’instance de régulation rappelle avoir déjà publié, le 2 février 2026, un avertissement général appelant l’ensemble des chaînes au respect des dispositions légales et réglementaires relatives à la publicité audiovisuelle. L’Autorité explique qu’elle avait alors « laissé un délai suffisant aux chaînes pour prendre les dispositions commerciales et techniques nécessaires », espérant une mise en conformité volontaire dans le cadre de l’autorégulation et du respect des lois de la République. Cependant, les contrôles effectués sur les grilles de programmes des chaînes télévisuelles ont révélé une tout autre réalité. Selon l’Autorité, « il a été établi que certaines chaînes de télévision ont persisté à prolonger la durée des coupures publicitaires au-delà de la limite légale maximale et à abuser de l’affichage de produits durant la diffusion des programmes ». Le communiqué déplore que ces chaînes aient « privilégié leurs objectifs lucratifs au détriment de l’intérêt du téléspectateur, de la qualité des programmes et de la préservation de leur indépendance dans l’élaboration des grilles de programmes ».

Face à ces manquements, l’Autorité a convoqué les chaînes concernées pour des auditions. Si la majorité d’entre elles se sont finalement conformées aux exigences réglementaires après avoir été entendues, Echorouk TV a, selon les termes du communiqué, « refusé de s’y conformer ». Cette attitude de résistance a conduit à la notification officielle d’une mise en demeure formelle ce dimanche. Le document impose à la chaîne un délai de 72 heures à compter de la décision pour se conformer aux articles 58 à 62 du décret exécutif n°24-250, qui définit le cahier des charges général des services de communication audiovisuelle. L’Autorité précise dans son communiqué que « en cas de non-respect de la mise en demeure dans le délai imparti, des sanctions financières seront prononcées contre elle, dont le montant et l’échéance seront déterminés ». Plus encore, le régulateur se réserve le droit « d’ordonner la suspension totale ou partielle des programmes faisant l’objet de l’infraction, conformément aux articles 76 et 77 de la loi n°23-20 relative à l’activité audiovisuelle ».

R.N.

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