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Fête de la Victoire : Tebboune dénonce la barbarie coloniale et réaffirme la marche souveraine de l’Algérie

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé mercredi un message à la Nation à la veille du 64e anniversaire de la Fête de la Victoire, commémorant le cessez-le-feu du 19 mars 1962. Dans cette allocution solennelle, le chef de l’État a fustigé avec force le colonialisme de peuplement français, « dénué de toute valeur humaine », tout en saluant une Algérie qui, fidèle au sacrifice de ses martyrs, trace aujourd’hui sa voie à travers un projet de développement stratégique ambitieux qui se concrétise sur le terrain.

Soixante-quatre ans après la proclamation du cessez-le-feu qui mit fin à 132 années de domination coloniale et à sept ans et demi de guerre de libération nationale, le Président Tebboune a tenu à rappeler la signification profonde de cette date gravée dans la mémoire collective algérienne. Le 19 mars 1962, né de la signature des accords d’Évian la veille, consacre une victoire que le président de la République décrit comme « arrachée au prix de rivières de sang », une victoire qui a donné raison à un peuple entier dans sa quête de liberté et de dignité. Dans son message, le président de la République n’a pas mâché ses mots pour dépeindre la réalité du système colonial français. Il a dénoncé « le visage hideux du colonialisme de peuplement inique, dénué de toute valeur humaine, empêtré dans les massacres, la destruction et le pillage, se livrant aux pires formes d’exactions et de barbarie ». Des termes sans équivoque qui traduisent la volonté présidentielle de ne jamais laisser l’oubli recouvrir les crimes commis contre le peuple algérien. Toutefois, a-t-il souligné avec conviction, ce même colonialisme a fini par « trembler et vaciller devant la force du droit et les lois de l’univers qui, à travers l’histoire, ont toujours triomphé en faveur des peuples en quête de liberté, cette vertu qu’Allah a voulue inhérente à l’humanité ».

Le Président Tebboune a rendu un hommage appuyé à la Révolution du 1er Novembre 1954, qu’il a qualifiée de « glorieuse, grandiose, bénie et mémorable », une révolution « dont la flamme ne s’éteint point ». Il a salué le courage de ces héros « qui ont fait le choix de vivre libres et dignes ou de mourir en martyrs pour que vive l’Algérie », rappelant la devise des combattants : « Nous nous sommes dressés pour la vie ou la mort, car nous avons décidé que l’Algérie vivra. » Cette révolution, a-t-il insisté, a été « portée par un peuple viscéralement attaché à son authenticité ancestrale sur sa terre et à son identité », un peuple qui a mené l’épopée libératrice jusqu’à son aboutissement malgré les tragédies, les destructions massives, la politique de la terre brûlée et le pillage systématique. Pour le chef de l’État, le peuple qui a enduré toutes ces affres est « un peuple dépositaire du legs sacré qui poursuit la marche, guidé par le message des martyrs ». Ce legs, selon le président Tebboune, se traduit aujourd’hui par la bataille de l’édification nationale. « Notre chère Algérie, fidèle aux sacrifices consentis, relève aujourd’hui le défi en renforçant son immunité économique et en confortant les remparts de sa souveraineté dans une conjoncture régionale et internationale erratique », a-t-il déclaré, situant ainsi les enjeux du présent dans le prolongement direct du combat des anciens. Le président de la République a affirmé avec assurance que le pays a désormais « tracé sa voie en plaçant au sommet de ses priorités la consolidation des capacités de l’économie nationale, à travers de grandes réalisations structurantes et intégrées, dans le cadre d’un projet de développement stratégique multidimensionnel aux grandes ambitions ». Ce projet, s’est-il félicité, « se matérialise sur le terrain grâce aux volontés nationales sincères qui, joignant leurs efforts, veillent sur les intérêts de l’État, tout en étant au service du peuple ». Des volontés animées par « leur foi en une Algérie victorieuse par la participation de tous, où se réalisent les aspirations des Algériennes et des Algériens ». À travers ces mots, le Président Tebboune a ainsi établi un lien indissociable entre le sacrifice des martyrs de la guerre de libération et l’ambition de développement qui anime l’Algérie d’aujourd’hui, faisant de la souveraineté économique le prolongement naturel de la souveraineté politique conquise de haute lutte. Concluant son message, il a invité l’ensemble des citoyennes et des citoyens à « s’incliner avec recueillement à la mémoire des valeureux martyrs » et à « renouveler, ensemble, le serment de fidélité à leur message ». « Vive l’Algérie, libre, fière et digne. Gloire et éternité à nos valeureux martyrs », a-t-il lancé dans un vibrant appel à l’unité nationale.

Salim Amokrane

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