Alger accueille la 4e édition du Salon international du fer, de l’acier et des matières minières
Inscrire l’Algérie dans les chaines de valeurs minières mondiales
Du 30 mars au 1er avril, le Palais des expositions du Pins Maritimes à Alger abritera la quatrième édition du Salon international du fer, de l’acier et des matières minières. L’événement intervient dans un contexte particulièrement porteur pour le secteur minier algérien, marqué notamment par le lancement de l’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet, l’un des plus importants au monde en termes de réserves. Selon le communiqué des organisateurs, la manifestation réunira quelque 250 exposants, dont 150 étrangers représentant des entreprises originaires de Chine, d’Italie, de Turquie, d’Inde, du Niger, de Tunisie et de Libye. Parmi les participants de marque figurent le groupe industriel et minier Sonarem, la Société libyenne du fer et de l’acier, l’Institution nationale libyenne des mines, ainsi que des entreprises étrangères qui, selon les termes du communiqué, « cherchent à concrétiser des projets d’investissement en Algérie ». L’Organisation mondiale de l’acier et plusieurs autres instances professionnelles internationales actives dans le secteur seront également présentes. Au-delà des expositions, le programme prévoit une série de séminaires et de conférences portant sur des thématiques techniques d’actualité, au premier rang desquelles la décarbonation des industries métallurgiques et les modalités de développement de l’activité minière conformément aux standards internationaux. Des sujets qui s’inscrivent dans les grandes orientations mondiales de transition industrielle, alors que la pression environnementale sur les secteurs de l’acier et des métaux ne cesse de s’intensifier.
Les organisateurs replacent explicitement cet événement dans le sillage de « la dynamique économique que connaît l’Algérie », en référence directe au démarrage de l’exploitation de Gara Djebilet. Ce gisement du sud-ouest algérien, dont les réserves sont estimées à plus de trois milliards de tonnes, est appelé à transformer en profondeur la filière sidérurgique nationale. Son exploitation, longtemps différée en raison de contraintes techniques et logistiques, a été relancée avec l’ambition d’alimenter une industrie locale de transformation et, à terme, de soutenir une offre exportable. C’est précisément cet enjeu que le salon entend servir. Le communiqué souligne que la manifestation constitue « une occasion propice pour échanger les expériences et conclure des transactions entre les entreprises participantes », tout en contribuant à « valoriser les capacités minières nationales en cohérence avec les efforts de l’État visant à développer les exportations hors hydrocarbures ». Un Dans ce cadre, le secteur minier est de plus en plus perçu comme un levier de diversification économique à fort potentiel. L’Algérie dispose de ressources considérables en fer, zinc, phosphates et métaux rares, encore largement sous-exploitées. La tenue régulière de ce salon, dont c’est la quatrième édition, témoigne d’une volonté de structurer une filière, d’attirer les investisseurs étrangers et d’inscrire le pays dans les chaînes de valeur mondiales des matières minières à un moment où la demande globale en métaux de base reste soutenue par les transitions énergétique et numérique.
Amar Malki

