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Médéa : Un bond en avant pour l’approvisionnement en eau potable

En cinq ans, la wilaya a multiplié forages, puits et réservoirs pour sécuriser l’alimentation de ses 64 communes. La wilaya de Médéa a réalisé, entre 2021 et 2026, un effort considérable en matière d’infrastructures hydrauliques. Forages, puits, réservoirs : les chiffres communiqués mardi par la Direction des ressources en eau témoignent d’une politique volontariste engagée pour garantir l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales les plus enclavées. C’est le directeur local des ressources en eau, Nassereddine Bechani, qui a dressé ce bilan. « Le programme de réalisation, entamé en 2021 dans le cadre du renforcement des ouvrages hydrauliques destinés à sécuriser l’alimentation en eau potable des communes de la wilaya et à augmenter les capacités de stockage du secteur, s’est traduit par une hausse significative du nombre de forages, de puits et de réservoirs», indique-t-il à l’APS. Un programme dont les résultats, cinq ans après son lancement, commencent à se mesurer concrètement sur le terrain. Les données chiffrées parlent d’elles-mêmes. Le nombre de forages est passé de 386 à 576, soit une augmentation de 190 unités en l’espace de cinq ans. Dans le même temps, le parc de puits a progressé, atteignant 111 unités à l’entame de l’année 2026, contre 83 recensés en 2021 à travers les 64 communes que compte la wilaya. Quant aux réservoirs, ils sont désormais au nombre de 1 170, toutes capacités confondues, contre 1 062 en 2021, soit un gain de 108 ouvrages supplémentaires. Cette montée en puissance des infrastructures a eu un effet direct sur les capacités de stockage. La capacité globale en eau potable est passée de 255 000 m³ à plus de 325 000 m³, représentant un bond de 70 000 m³. « Ces réalisations ont contribué à l’amélioration de l’alimentation en eau potable de nombreuses communes, en particulier dans les zones rurales », a souligné M. Bechani, insistant sur l’impact de ces investissements pour les populations longtemps sous-desservies. Le résultat le plus visible de cette dynamique reste le taux de couverture en eau potable, qui atteint aujourd’hui 98 % à l’échelle de la wilaya. Un chiffre qui place Médéa parmi les wilayas les mieux dotées en la matière, mais qui ne saurait masquer les efforts qui restent à accomplir. « Des efforts seront encore déployés pour couvrir les zones rurales non raccordées au réseau de distribution local et sécuriser l’alimentation des communes de la wilaya en eau potable », a tenu à préciser le directeur, signalant que les 2 % restants constituent précisément les zones les plus difficiles d’accès.

Ce bilan intervient dans un contexte national marqué par une pression croissante sur les ressources en eau, aggravée par les effets du changement climatique et l’irrégularité des précipitations. Pour une wilaya à dominante rurale comme Médéa, disposer d’un réseau de stockage et de captage solide représente un enjeu stratégique autant qu’un impératif social. 

R.R.

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