Palestine occupée : La Ligue arabe exige une enquête internationale sur les sévices infligés à Barghouthi
L’entité sioniste a poursuivi, dimanche, son agression tous azimuts contre le peuple palestinien, entre bombardements meurtriers sur la bande de Ghaza, extension des colonies dans les territoires occupés d’El Qods et sévices infligés aux prisonniers politiques, alors que la Ligue arabe a exigé la formation urgente d’une commission internationale d’enquête sur les attaques répétées visant le dirigeant emprisonné Marwan Barghouthi. Une frappe de drone de l’armée d’occupation a fait, dimanche, quatre martyrs dans la ville de Ghaza, selon la Défense civile palestinienne et un hôpital du territoire assiégé. Le drone sioniste a visé un atelier de métallurgie situé dans un quartier du sud de la ville, principal centre urbain de l’enclave, faisant quatre martyrs et plusieurs blessés. L’hôpital Al-Chifa a indiqué avoir réceptionné les quatre corps. Dans une attaque distincte, une jeune fille est tombée en martyre sous les tirs de mitrailleuse de l’armée d’occupation dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij, dans le centre de la bande de Ghaza, a précisé la même source, ajoutant que sa dépouille a été transférée vers l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir el-Balah. Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est ainsi alourdi à 73.221 martyrs et 173.643 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Parallèlement, les colons continuent de mener des travaux d’expansion coloniale au nord de d’El Qods occupée, dans un avant-poste pastoral établi à proximité de Jabaa al-Badawi. Selon le gouvernorat d’El Qods, cité par l’agence WAFA, ces travaux s’inscrivent « dans le cadre des efforts visant à imposer davantage de contrôle sur les terres environnantes et à restreindre les communautés bédouines ». Un nouvel avant-poste pastoral colonial avait déjà été établi il y a huit jours près de la communauté bédouine de Ma’azi Jabaa, dans le cadre de l’expansion rapide de ce type d’implantations, devenues l’un des principaux outils du projet colonial israélien dans le gouvernorat, visant à isoler les communautés bédouines et à créer les conditions de leur déplacement forcé. Le nombre d’avant-postes coloniaux dans le gouvernorat d’El Qods a atteint environ 23, contre 37 communautés bédouines peuplées de plus de 7.000 citoyens, toutes confrontées à des pressions croissantes menaçant leur existence.
Sur le volet des prisonniers politiques, la Ligue arabe a appelé, dans une déclaration publiée dimanche par le secteur de la Palestine et des territoires arabes occupés, à la formation d’urgence d’une commission internationale d’enquête sur les attaques répétées et systématiques visant le dirigeant emprisonné Marwan Barghouthi, l’un des symboles les plus éminents du mouvement national palestinien, exigeant que leurs auteurs soient traduits devant une justice internationale. L’organisation panarabe a réclamé des visites médicales immédiates, impartiales et indépendantes, ainsi que le transfert du prisonnier vers un hôpital hors des geôles de l’occupation si son état de santé l’exige, appelant par ailleurs à la fin de toutes les formes de torture visant les prisonniers et à la libération immédiate et inconditionnelle de Barghouthi, qualifié de « prisonnier politique détenu pour des raisons militantes ». Le communiqué du secrétariat général de la Ligue arabe précise que la déclaration transmise par l’épouse du prisonnier, après la visite de son avocat, « révèle un nouveau crime odieux », une balle en caoutchouc ayant été tirée à bout portant sur son pied, causant de graves saignements. Cette agression, souligne le texte, « n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une série continue de tortures et d’abus », rappelant qu’il y a moins de deux mois, le prisonnier avait déjà été soumis à une bombe sonore lui ayant brûlé la main. La Ligue arabe considère que ces attaques constituent « des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », rendant le gouvernement de l’occupation « entièrement responsable » de la vie de Marwan Barghouthi, dénonçant « une politique délibérée de torture et de vengeance politique haineuse contre un dirigeant national ».
L.S.

