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6 morts dans l’attaque de tentes de déplacés à Ghaza : L’occupation multiplie les crimes odieux

Six Palestiniens ont été tués et au moins quinze autres blessés, dont une majorité d’enfants, samedi soir dans une frappe aérienne de l’occupation israélienne sur un campement de déplacés installé près de l’école Al-Rimal pour garçons, à l’ouest de la ville de Ghaza. Le bilan total de l’offensive israélienne sur la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 s’établit désormais à 72 971 morts et 173 128 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes.

L’attaque a visé une tente abritant des familles déplacées à proximité du bureau des passeports du quartier d’Al-Rimal. Parmi les six victimes figurent deux femmes. Les quinze blessés sont en majorité des enfants. Les correspondants de l’agence WAFA sur place ont confirmé les faits peu après l’impact.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné l’attaque « avec la plus grande fermeté », la qualifiant de crime délibéré contre des civils sans défense. Dans un communiqué publié depuis Ramallah, il a estimé que « le ciblage de lieux d’hébergement de personnes déplacées, abritant des enfants, des femmes et des familles ayant perdu leur domicile », s’inscrit dans le cadre d’un « crime de génocide » en cours contre le peuple palestinien. Le ministère y voit également « une violation flagrante des règles du droit international humanitaire et des obligations de la puissance occupante », ainsi qu’une aggravation supplémentaire de la catastrophe humanitaire dans l’enclave.

Le gouvernement de l’occupation est tenu par Ramallah pour « entièrement et directement responsable » de cette attaque et de l’ensemble des violations commises contre la population palestinienne. Le communiqué souligne que « l’impunité persistante encourage la répétition et l’intensification des attaques contre les civils et compromet toute perspective de paix et de justice ». Ce n’est pas la première fois que des tentes de déplacés sont frappées dans la bande de Ghaza : depuis octobre 2023, des dizaines d’attaques similaires ont visé des abris de fortune, des marchés, des hôpitaux et des couloirs humanitaires, dans un territoire où la quasi-totalité de la population a été déplacée au moins une fois.

La diplomatie palestinienne a appelé les États médiateurs, « en particulier les États-Unis », à « intervenir immédiatement et à faire pression sur Israël » pour mettre fin aux attaques contre les civils, garantir le respect des résolutions internationales et permettre « l’acheminement immédiat et durable de l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, sans restriction ». Il a également exhorté la communauté internationale à activer « les mécanismes de responsabilité internationale » afin de mettre un terme aux violations systématiques contre le peuple palestinien.

Ramallah réitère par ailleurs ses exigences de fond : un cessez-le-feu global, le retrait israélien complet de Ghaza, la reconstruction de l’enclave et « la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods-Est pour capitale ».

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu du 11 octobre dernier — accord qui n’a pas mis fin aux frappes —, 961 Palestiniens ont été tués et 3 020 autres blessés. Les corps de 782 victimes ont été récupérés des décombres. De nombreuses autres victimes restent encore ensevelies sous les ruines, selon les autorités sanitaires de Ghaza, qui précisent que dix corps et 36 blessés ont été transférés vers les hôpitaux au cours des seules dernières 48 heures.

L.S.

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