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Clap de fin pour le Mondial 2026 : La Roja couronnée

L’Espagne est devenue dimanche soir, pour la deuxième fois de son histoire, championne du monde de football, en disposant de l’Argentine (1-0 après prolongation) au terme d’une finale à suspense disputée au MetLife Stadium d’East Rutherford, dans la banlieue de New York, devant plus de 80 000 spectateurs et plusieurs chefs d’État, dont le président américain Donald Trump.

Il aura fallu attendre la 106e minute de jeu pour voir la Roja se libérer d’une Argentine ultra-solidaire et disciplinée, incapable pourtant de se montrer réellement dangereuse en attaque avec seulement deux tirs cadrés en 120 minutes. C’est finalement Ferran Torres, bien servi par le jeune prodige Lamine Yamal, qui a délivré son équipe d’une tête précise, expédiant du même coup l’Argentine de Lionel Messi vers une quatrième désillusion en finale mondiale, après 1930, 1990 et cette édition 2026, pour trois sacres seulement (1978, 1986, 2022).

Battue en supériorité numérique après l’expulsion, dans les arrêts de jeu du temps réglementaire, d’Enzo Fernandez pour un second carton jaune, la sélection argentine n’a jamais réussi à inquiéter sérieusement le gardien espagnol Unai Simon, portier de l’Athletic Bilbao auréolé du titre de meilleur gardien du tournoi après n’avoir concédé qu’un seul but en huit rencontres.

Seize ans après l’Afrique du Sud, l’Espagne retrouve son trône

Championne d’Europe en titre depuis 2024, l’Espagne confirme ainsi, seize ans après son premier sacre planétaire glané en Afrique du Sud, qu’elle demeure la référence absolue du football mondial. Une razzia XXL puisque la sélection ibérique de Luis de la Fuente n’a pas seulement soulevé le trophée, elle a également trusté le podium des récompenses individuelles. Pau Cubarsi, seulement 19 ans, s’est ainsi vu décerner le trophée du meilleur jeune joueur du Mondial, récompensant une compétition XXL du défenseur du FC Barcelone, impérial de bout en bout. Quant au métronome madrilène Rodri, véritable chef d’orchestre de l’entrejeu espagnol, il a logiquement raflé le Ballon d’or du tournoi, consacrant ainsi le joueur le plus décisif de l’épopée américaine de la Roja.

Pour l’Argentine et son capitaine Lionel Messi, l’histoire s’arrête donc aux portes du rêve. À 39 ans et pour ce qui devrait être son dernier Mondial, l’octuple Ballon d’Or n’aura pas réussi, cette fois, à porter les siens vers un doublé historique. Après avoir pourtant été l’un des grands artisans du parcours argentin, notamment en demi-finales contre l’Angleterre, la Pulga termine ce Mondial 2026 avec huit réalisations, portant son total à 21 buts en six participations à la Coupe du monde, sans pouvoir empêcher Kylian Mbappé de conserver son Soulier d’or avec dix buts et de devenir, au passage, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec 22 réalisations.

Une cérémonie de clôture à la démesure américaine

Avant le coup d’envoi de cette finale historique, le public du MetLife Stadium et les téléspectateurs du monde entier avaient eu droit, selon un compte-rendu de l’AFP, à une cérémonie de clôture façon Hollywood, à l’image de cette Coupe du monde organisée pour la première fois à 48 équipes entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. Tom Cruise, IShowSpeed, Post Malone ou encore Jennifer Hudson ont ouvert le bal, avant qu’un show de mi-temps mené par Chris Martin, leader de Coldplay, ne transforme la pause en véritable spectacle façon Super Bowl, avec Madonna, entourée des légendes brésiliennes Ronaldinho et Ronaldo, ainsi que BTS, Justin Bieber, Shakira et Burna Boy pour l’hymne officiel du tournoi, « Dai Dai ».

Dans les tribunes, le gratin planétaire du sport et du show-business n’a rien manqué du sacre espagnol avec Zinédine Zidane, pressenti pour prendre les rênes des Bleus, le basketteur Victor Wembanyama, le tennisman Carlos Alcaraz ou encore Beyoncé, Jay-Z ont assisté à la consécration de la Roja.

Un sacre qui confirme la suprématie retrouvée de l’Espagne sur la scène internationale, seize ans après son premier règne entre 2008 et 2012, marqué par deux Euro et un Mondial. Avec une génération emmenée par Rodri, Fabian Ruiz et les jeunes pousses Cubarsi et Lamine Yamal, la Roja semble bien partie pour dominer encore longtemps le football mondial.

Moncef Dahleb

Mbappé s’installe au sommet du classement des buteurs de l’histoire du Mondial

Le Français Kylian Mbappé s’est hissé à la première place du classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 réalisations en 22 matches disputés depuis 2018, au terme de la 23e édition du tournoi remportée dimanche par l’Espagne aux États-Unis. L’attaquant français devance désormais l’Argentin Lionel Messi, auteur de 21 buts en 34 matches depuis 2006, qui occupe la deuxième marche du podium. L’Allemand Miroslav Klose complète le trio de tête avec 16 buts inscrits en 24 matches entre 2002 et 2014. Le Brésilien Ronaldo suit à la quatrième place avec 15 buts en 19 matches disputés entre 1998 et 2006, tandis que l’Allemand Gerd Müller et l’Anglais Harry Kane se partagent la cinquième position avec 14 buts chacun, respectivement en 13 matches (1970-1974) et 18 matches depuis 2018.

Le Français Just Fontaine, auteur d’une performance restée unique avec 13 buts inscrits en seulement 6 matches lors de l’édition 1958, occupe la septième place, devant le Brésilien Pelé, huitième avec 12 buts en 14 matches entre 1958 et 1970. Trois joueurs se partagent enfin la neuvième place avec 11 buts chacun. Il s’agit de l’Allemand Jürgen Klinsmann (17 matches, 1990-1998), le Hongrois Sandor Kocsis, auteur de cette performance en seulement 5 matches lors du Mondial 1954, et le Portugais Cristiano Ronaldo, qui aura eu besoin de 27 matches depuis 2006 pour atteindre ce total.

M.D.

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