Une nouvelle illustration de la stratégie d’asphyxie sanitaire de Ghaza
L’armée d’occupation sioniste a une nouvelle fois porté atteinte au système de santé déjà exsangue de la bande de Ghaza, en détruisant samedi un entrepôt stratégique de médicaments et de fournitures médicales relevant de l’hôpital de Shuhada Al-Aqsa, à Deir al-Balah, dans le centre de l’enclave palestinienne.
Selon des sources médicales citées par l’agence Wafa, l’aviation de l’entité occupante a délibérément pris pour cible ce dépôt vital, causant sa destruction totale et d’importants dégâts matériels environnants. Pour les mêmes sources, ce ciblage n’a rien d’un dommage collatéral, il s’inscrit dans une logique d’asphyxie méthodique du secteur sanitaire palestinien, déjà à genoux après plus de deux ans d’une agression que les organisations de défense des droits humains qualifient de crimes de guerre. En s’attaquant délibérément à des infrastructures médicales protégées par le droit international humanitaire, l’occupation sioniste confirme, soulignent des observateurs palestiniens, sa volonté de priver la population de Ghaza des moyens élémentaires de survie, aggravant une pénurie de médicaments déjà critique et mettant en péril la vie de milliers de blessés et de malades pris en charge par des hôpitaux exsangues. Ce nouveau crime intervient alors que le bilan de l’agression sioniste contre Ghaza, engagée depuis le 7 octobre 2023, ne cesse de s’alourdir. Les autorités sanitaires palestiniennes ont fait état, samedi, de 73.349 martyrs et 174.162 blessés, un chiffre qui illustre, selon elles, l’ampleur d’une entreprise de destruction systématique visant à anéantir le peuple palestinien dans son existence même.
Rien que sur les dernières 48 heures, 8 nouveaux martyrs et 76 blessés ont été admis dans les hôpitaux de l’enclave, la preuve, selon les mêmes autorités, qu’aucune trêve réelle ne protège la population civile. Ces sources ont par ailleurs précisé que, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 1.222 martyrs supplémentaires ont été recensés et 4.053 blessés soignés, tandis que 804 dépouilles ont pu être récupérées sous les décombres. De nombreuses victimes, ont-elles souligné, demeurent encore ensevelies, otages silencieuses d’une guerre qui, loin de s’achever, continue de faucher des vies palestiniennes au quotidien.
Pour les autorités palestiniennes, la persistance de telles attaques contre les hôpitaux et les infrastructures civiles, conjuguée à l’ampleur inédite du bilan humain, atteste d’une politique délibérée visant à briser toute capacité de résilience du peuple palestinien à Ghaza.
L.S.

