Plan de modernisation d’Alger : Le parc des Grands Vents prend forme
Le parc des Grands Vents, plus connu à Alger sous son nom d’usage de Dounia Parc, poursuit sa transformation à l’ouest de la capitale.
Selon un point d’étape publié sur la page Facebook officielle des services de la wilaya d’Alger, les travaux de réaménagement et de réhabilitation de cet immense espace vert enregistrent une avancée notable. Côté nord, le chantier prévoit la réalisation d’un lac artificiel, d’espaces sportifs et de loisirs, ainsi que de parkings, pendant que des passerelles surélevées sont en cours d’achèvement pour relier cette partie du parc à sa section sud. Celle-ci fait, de son côté, l’objet d’un aménagement de pistes et de sentiers, d’une intensification du reboisement et de la création d’un second plan d’eau artificiel, précise le communiqué de la wilaya.
Ce chantier s’inscrit explicitement, toujours selon ce même post, dans le cadre des projets du Plan Vert, l’un des volets de la Vision stratégique pour le développement et la modernisation de la capitale, portée par la wilaya d’Alger sous l’impulsion de la présidence de la République. Ce programme d’ensemble comprend également un plan Bleu consacré au littoral, un plan Jaune dédié aux transports et à la mobilité, et un plan Blanc portant sur l’aménagement urbain et la réhabilitation du bâti. Le wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabhi, a récemment rappelé que le président de la République avait donné son feu vert à la concrétisation de tous les projets proposés dans le cadre de cette vision stratégique, insistant sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les différents intervenants.
Le parc s’étend sur 1 059 hectares répartis sur cinq communes à savoir Dely Brahim, El Achour, Draria, Ouled Fayet, Baba Hassen et Chéraga.
Le poumon vert de la capitale
Concrètement, la partie nord du parc, qui s’étend à elle seule sur 132 hectares, doit devenir le grand poumon vert et technologique de la capitale. Selon le plan de développement du projet, deux lacs artificiels sont en cours de construction pour redessiner le paysage du site, complétés par deux bassins de stockage destinés à alimenter un système d’arrosage autonome de la végétation, ainsi que des ouvrages de récupération des eaux pluviales et de correction torrentielle pour limiter l’érosion. Côté verdure, plus de 13 600 arbres et arbustes doivent venir densifier le couvert forestier, aux côtés d’espèces aromatiques, d’arbres médicinaux et de haies brise-vent mêlant pins domestiques et lauriers, sans oublier des jardins à thème dont un jardin d’inspiration andalouse. Sur le plan de la mobilité, en plus des passerelles déjà évoquées pour franchir la rocade Sud qui sépare aujourd’hui les deux moitiés du parc, des entrées monumentales reprenant le style des portes historiques de la Casbah d’Alger doivent marquer les principaux accès, tandis que les pistes de course à pied et les voies cyclables seront entièrement modernisées et sécurisées. Le volet loisirs et pédagogie n’est pas en reste, avec des aires de jeux pour enfants thématisées et sécurisées, des espaces consacrés à la sensibilisation à la biodiversité, ainsi que six parkings dits « verts », à revêtement perméable, totalisant une capacité de 5 000 places.
Une première tranche de la partie nord, jouxtant Dely Brahim, doit ouvrir prochainement au public, avec des espaces de loisirs à des tarifs accessibles, dans le but de désengorger le parc de la Sablette pris d’assaut chaque week-end.
Lyna Larbi

