Régions

Infrastructures routières à Oum El Bouaghi : Le wali serre la vis pour relancer les chantiers

Face aux retards enregistrés sur plusieurs projets routiers, les autorités locales d’Oum El Bouaghi ont décidé de passer à l’action. Lors d’une série de visites inopinées effectuées à travers plusieurs communes de la wilaya, le wali, Benabdellah Chaibdor, a multiplié les instructions pour accélérer les travaux, renforcer les entreprises défaillantes et lever les contraintes qui freinent l’avancement de certains chantiers.

Une démarche qui traduit la volonté des pouvoirs publics locaux de reprendre fermement en main le suivi des projets et d’assurer leur concrétisation dans les délais impartis. La cadence doit désormais changer sur les chantiers routiers d’Oum El Bouaghi. C’est le message sans équivoque adressé par le chef de l’exécutif, Benabdellah Chaibdor, aux entreprises chargées de la réalisation de plusieurs projets structurants à travers la wilaya. À l’occasion d’une tournée de terrain effectuée avant-hier, dans plusieurs communes, le wali a voulu constater personnellement l’état réel d’avancement des opérations, identifier les insuffisances et, surtout, prendre les décisions nécessaires pour remettre les projets sur la bonne voie. Cette sortie a ainsi été marquée par une série d’instructions fermes portant sur le renforcement des moyens humains et matériels, l’accélération des cadences de réalisation et le respect strict des délais contractuels et des normes techniques. La première halte a conduit le wali dans la commune d’Aïn Zitoune, où il s’est enquis de l’avancement des travaux d’entretien et de réhabilitation du chemin communal n°1, reliant la RN n°32 sur une distance de 3 km. Avec un taux d’avancement estimé à 75 %, le projet se rapproche de son achèvement. Le wali a toutefois exigé un renforcement immédiat du chantier afin d’accélérer les dernières étapes et permettre la réception de l’opération avant la fin du mois d’août. La démarche adoptée par les autorités locales ne consiste donc pas uniquement à relever les retards, mais également à mobiliser les moyens nécessaires pour accompagner l’achèvement rapide des projets présentant un niveau d’avancement satisfaisant. La situation s’est révélée plus préoccupante sur le chantier de réhabilitation du chemin communal n°16, dont la première tranche s’étend sur 4 km. Le taux d’avancement, qui ne dépasse pas les 20 %, a conduit le même responsable à interpeller directement l’entreprise chargée des travaux et à lui demander d’intensifier ses interventions. Le respect du calendrier fixé, tout comme celui des prescriptions techniques contenues dans le cahier des charges, a été placé au centre des exigences formulées par les autorités. La tournée s’est poursuivie sur le projet de dédoublement de la RN n°100, sur un linéaire de 8,4 km. Le chantier affiche actuellement un taux d’avancement d’environ 10 %, les travaux étant notamment conditionnés par les opérations de déplacement et de déviation des différents réseaux. Afin d’éviter que ces contraintes ne continuent à ralentir le projet, le wali a ordonné la tenue d’une réunion avec le bureau d’études et l’ensemble des services concernés pour examiner les difficultés rencontrées et dégager les solutions susceptibles de permettre une relance effective des travaux. L’objectif est de lever les obstacles administratifs et techniques, renforcer les capacités mobilisées sur le terrain et remettre le chantier sur une trajectoire conforme aux engagements contractuels. Au centre-ville d’Oum El Bouaghi, le ton s’est toutefois durci lors de l’inspection du projet de réalisation d’un passage supérieur sur l’avenue Larbi Ben M’hidi. Mécontent de la situation constatée, le wali a ordonné l’envoi d’une deuxième mise en demeure à l’entreprise réalisatrice. Cette décision constitue un ultime avertissement avant l’éventuel déclenchement d’une procédure de résiliation du contrat aux torts de l’entreprise si les engagements pris ne sont pas respectés. Les autorités locales entendent ainsi rappeler que les projets destinés à améliorer la circulation et les conditions de déplacement des citoyens ne peuvent rester indéfiniment otages de retards ou d’insuffisances dans la mobilisation des moyens. Le même souci de suivi rigoureux a marqué la visite du chantier de renforcement du CW n°26, long de 7,9 km et dont le taux d’avancement a atteint 60 %. Une première mise en demeure avait déjà été adressée à l’entreprise en charge du projet en raison de la négligence constatée dans la conduite des travaux et de l’insuffisance des moyens humains et matériels déployés. Le wali a de nouveau exigé un renforcement du chantier et une accélération du rythme des travaux afin de permettre la livraison de l’ouvrage avant la fin du mois de septembre. À travers cette série de déplacements inopinés, les autorités d’Oum El Bouaghi affichent clairement leur détermination à ne pas laisser les projets structurants s’enliser. Le suivi de proximité, l’identification des contraintes, la recherche de solutions et, lorsque cela s’avère nécessaire, le recours aux mesures coercitives, constituent désormais les principaux leviers mobilisés pour garantir l’aboutissement des opérations en cours. Ainsi, en mettant les entreprises face à leurs responsabilités tout en s’employant à débloquer les obstacles qui entravent certains chantiers, les autorités locales veulent donner un nouveau souffle aux infrastructures routières de la wilaya. Le message est désormais clair : « les retards ne sauraient être une fatalité et les projets attendus par les citoyens devront avancer, dans le respect des délais, des engagements contractuels et des exigences de qualité », a martelé le wali.

Zakia Merabet

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *