SNAPEP ouvre un bureau à Annaba
Le mouvement syndical dans le secteur de l’éducation se renforce à Annaba. Le bureau national du SNAPEP a procédé, la semaine écoulée, à l’installation de sa nouvelle représentation de wilaya, confiée à Nadjib Elgarou. Cette étape marque, selon les responsables de l’organisation, une volonté de redonner une véritable présence au syndicat sur le terrain et de renouer avec les enseignants du cycle primaire. La cérémonie d’installation a également permis aux responsables nationaux et locaux d’échanger sur les réalités du secteur à Annaba et sur les différents défis auxquels sont confrontés les personnels de l’enseignement primaire. Pour Nadjib Elgarou, la situation appelle « davantage de travail syndical », notamment en raison des difficultés rencontrées quotidiennement par les enseignants. Le responsable insiste sur une conception du syndicalisme qui ne se limite pas aux seules revendications professionnelles, mais englobe également les dimensions pédagogique et sociale du métier. Une approche qui vise, a-t-on souligné, à accompagner l’enseignant dans l’exercice de ses missions et, par ricochet, à contribuer à l’amélioration de ses conditions de travail et de ses performances pédagogiques. Le président national du SNAPEP, Mohamed Hmidet, a, pour sa part, salué la mobilisation des membres du nouveau bureau de wilaya, estimant que leur engagement constitue un élément déterminant pour assurer l’ancrage de l’organisation. Cette installation s’inscrit surtout dans une stratégie plus large du syndicat, qui entend consolider sa présence à travers le pays et multiplier les structures locales avant la prochaine rentrée scolaire. Plusieurs autres bureaux de wilaya devraient ainsi être installés dans les prochaines semaines, avec l’objectif de faire du SNAPEP une organisation davantage représentative des enseignants du primaire à l’échelle nationale. À travers cette démarche, l’organe ambitionne de faire de cette organisation syndicale « un élément incontournable sur la scène nationale et locale », a-t-on affirmé, reconnaissant toutefois que cette entreprise nécessite du temps et un important travail de proximité. À Annaba, cette relance semble déjà susciter des réactions favorables parmi certains enseignants, qui voient dans le retour d’une représentation syndicale active une possibilité supplémentaire de faire remonter les préoccupations du terrain. La représentation locale du SNAPEP avait, en effet, connu une longue période d’inactivité, laissant un espace que le nouveau bureau entend désormais occuper. Pour les enseignants du primaire, confrontés aux exigences croissantes de leur mission, à la gestion des classes et aux impératifs liés à la qualité de l’enseignement, l’existence d’une structure syndicale active peut constituer un interlocuteur supplémentaire dans le dialogue avec les responsables du secteur.
S. Chahine

