À la UneActualité

El Djeich : « Un peuple que ni les épreuves, ni les conspirations ne peuvent briser »

Les récents incendies qui ont frappé plusieurs wilayas du pays ont mis en lumière la solidité des liens unissant les Algériens entre eux, une épreuve douloureuse devenue paradoxalement le miroir d’une cohésion nationale que rien ne semble pouvoir entamer, selon l’édition du mois de septembre de la revue El Djeïch, qui consacre son éditorial à cet élan populaire observé au lendemain des feux de forêt ayant touché notamment la wilaya de Jijel.

Publié sous le titre « Un peuple fier que ni les épreuves, ni les conspirations ne peuvent briser », le texte revient sur les journées dramatiques vécues par le pays en août dernier, lorsque des incendies de forêt ont ravagé plusieurs régions de l’Est et du Centre. La revue de l’Armée nationale populaire estime que ces événements, aussi éprouvants soient-ils, ont « révélé, une fois de plus, l’authenticité de ce peuple aux racines ancestrales, fait de métal précieux, nourri du sentiment de fraternité et de solidarité ». Au-delà de la tristesse suscitée par ce drame, la publication y souligne une occasion supplémentaire de resserrer les liens qui unissent les citoyens, affirmant que « malgré l’ampleur de la tragédie et de la douleur, cette épreuve a constitué une autre occasion de renforcement des liens de fraternité, de cohésion nationale et de consolidation de l’esprit de solidarité parmi les Algériens ».

Pour El Djeïch, l’élan populaire suscité par la catastrophe ne relève en rien de l’improvisation ou de l’émotion du moment. Il s’agit, poursuit l’éditorial, d’« une qualité enracinée en chaque patriote algérien », qui trouve ses racines dans l’histoire même de la nation. La revue rappelle à ce titre que le peuple algérien « forme un ensemble, dont la cohésion, la force et l’unité se renforcent dans les épreuves et les difficultés », ajoutant que les liens qui unissent ses enfants font de cette unité « le rempart inexpugnable sur lequel se briseront toutes les adversités et les crises ». Cette cohésion, poursuit le texte, constitue « le ciment du véritable patriotisme et la source inépuisable alimentant cette détermination à surmonter tous les défis ». L’éditorial s’appuie également sur les propos tenus par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, lors de la visite qu’il avait effectuée à l’hôpital des grands brûlés Saïd Chibane de Zéralda, à Alger, où il s’était enquis de l’état de santé des blessés. Le chef de l’Etat avait alors déclaré que « notre consolation réside dans l’élan de solidarité du peuple algérien, qui nous rend fiers d’appartenir à l’Algérie, n’en déplaise à certains », estimant en outre que « ceux qui pensent autrement du peuple algérien se trompent et les analyses qu’ils font depuis longtemps sur l’Algérie sont également erronées ».

Retraçant les origines de cette cohésion nationale, la revue de l’ANP remonte à la guerre de Libération, « Révolution libératrice glorieuse » ayant constitué « un exemple unique dans l’Histoire des Mouvements de libération » et la preuve que les peuples unis autour d’une cause juste finissent toujours par l’emporter. Cette période fondatrice, « véritable épopée populaire incarnant les formes les plus élevées de solidarité et de cohésion », a ainsi transformé ces valeurs en un patrimoine national durable, dont les différentes étapes traversées par le pays depuis l’indépendance auraient confirmé, selon la publication, qu’il s’agit là de « la plus importante source de sa force et de sa capacité à surmonter les crises et à gagner des paris ».

L’éditorial établit un parallèle entre le rôle joué par cette union nationale au moment de la Révolution et son importance dans le contexte actuel, marqué par des bouleversements régionaux et internationaux rapides. « Si hier la cohésion nationale avait constitué un des fondements de la force et de la victoire de la Révolution, cette même cohésion prend aujourd’hui une importance stratégique encore plus grande », note la revue, qui insiste sur la nécessité pour tout Etat, quels que soient ses moyens matériels, de disposer d’un front interne soudé et d’institutions fortes agissant en complémentarité. C’est précisément dans ce rapport de confiance entre le citoyen et les institutions, souligne El Djeïch, que réside le lien qui unit le peuple algérien à son armée, l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, dont la force puise sa source dans son appartenance profonde au peuple.

La publication affirme que ce lien fonctionne dans les deux sens, soulignant que si le peuple a toujours soutenu son armée dans l’accomplissement de ses missions, celle ci « demeurera toujours aux côtés du peuple algérien, toutes les fois qu’il en aura besoin », sa force résidant, précise l’éditorial, « dans l’honneur de le servir et la loyauté sincère envers la Patrie ». Cette idée trouve un écho dans la déclaration faite par le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état major de l’ANP, à l’occasion de la Journée nationale du Moudjahid, quand il avait affirmé que l’institution militaire « reste déterminée à contribuer activement à surmonter les épreuves et les difficultés auxquelles notre pays est confronté, à l’exemple de son intervention aux côtés des citoyens face aux récents incendies ».

Dans ses lignes conclusives, l’éditorial d’El Djeïch livre un message empreint de confiance quant à la capacité du pays à dépasser cette épreuve. La revue assure que l’Algérie, « qui est restée debout, fière et altière tout au long de son Histoire glorieuse et héroïque, triomphera à coup sûr des multiples crises et différents défis », et qu’elle « ne pliera jamais face aux tourments ni aux conspirations, grâce à notre cohésion, notre solidarité et notre unité ». Ces valeurs, ajoute la publication, demeureront « la lanterne éclairant la voie des générations successives » et « une épine en travers de la gorge des ennemis ». L’éditorial se termine sur une note d’espoir, affirmant qu’au delà de la douleur causée par les incendies, « les feux seront circonscrits, la fumée se dissipera » et que la terre algérienne, « irriguée par le sang des martyrs, retrouvera sa verdure et continuera de germer et de produire », fidèle à son passé et confiante en son avenir.

Chokri Hafed

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *