Actualité

Élections locales : Arous appelle à une « coordination parfaite »

 Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Saad Arous, a présidé lundi à Ouargla une rencontre régionale consacrée aux préparatifs des élections des assemblées communales et de wilaya, prévues le 28 novembre prochain, réunissant les cadres électoraux de huit wilayas du Sud du pays.

La rencontre a rassemblé les délégués de wilaya et communaux de l’ANIE d’Ouargla, Ghardaïa, El-Oued, In Salah, Touggourt, El-Meghaïer, El-Meniaa et Aflou, en présence des directeurs de l’Administration locale ainsi que des responsables de la Réglementation et des Affaires générales des wilayas concernées. Elle s’inscrit dans un cycle de concertations régionales que l’Autorité électorale mène à travers le pays afin de caler les modalités pratiques de son organisation avant l’entrée dans les différentes phases du processus.

Devant les cadres réunis, M. Arous a rappelé la nature séquentielle de l’échéance à venir, la qualifiant de « processus intégré, débutant avec la convocation du corps électoral et passant par plusieurs phases, nécessitant une parfaite coordination et un strict respect de la loi, de sorte à assurer le succès de ce rendez-vous national ». Il a présenté cette étape régionale comme « une importante étape visant à unifier la vision, harmoniser les pratiques, échanger les expériences et exposer les préoccupations » des différents intervenants locaux de l’Autorité, insistant sur la volonté de ses services de maintenir des canaux ouverts avec l’ensemble des acteurs du processus, au premier rang desquels les partis politiques, afin de leur permettre « d’exposer leurs préoccupations et remarques, dans la limite des prérogatives fixées ».

Le président de l’ANIE a par ailleurs salué la coordination instaurée avec les départements ministériels impliqués à savoir l’Intérieur, les Collectivités locales et les Transports, ainsi qu’avec les autorités locales, les services publics et la justice, réservant une place particulière aux médias, qu’il a qualifiés de « partenaire essentiel » du processus électoral, chargé de fournir « une information avérée au citoyen ». S’adressant aux coordinateurs de wilaya et de commune, il les a exhortés à intensifier leur présence sur le terrain, insistant sur l’impératif de « garantir le bon déroulement de l’opération électorale dans des conditions régulières et transparentes » permettant à l’électeur « d’accomplir son droit constitutionnel en toute liberté », s’agissant selon lui d’« un important jalon national ». Il a enfin appelé à garantir « la disponibilité des effectifs et l’opérationnalité sur le terrain, fondée sur la compétence, la discipline, une organisation rigoureuse et la réactivité opérationnelle », ajoutant que les équipes locales devront démontrer leur capacité à « faire face aux divers aléas du terrain lors des différentes phases du scrutin ».

Dialogue avec les partis

Cette sortie à Ouargla fait suite à une séquence de plusieurs jours durant laquelle M. Arous a reçu, au siège de l’ANIE, des délégations de partis politiques venues exposer leurs doléances sur la gestion des candidatures. Ces rencontres ont fait émerger une même exigence de fond  de la part de la classe politique, celle d’une plus grande transparence dans le traitement des candidatures, de l’examen des dossiers jusqu’à la proclamation des résultats. La classe politique réclame notamment l’harmonisation des procédures de dépôt à l’échelle des wilayas et des circonscriptions, afin d’éviter les interprétations divergentes selon les territoires, ainsi que la motivation systématique des décisions de rejet sur des bases légales explicites et des motifs objectifs, assortie de délais de recours permettant un exercice effectif de ce droit avant que ces décisions ne deviennent définitives.

Les partis ont également mis en avant les difficultés liées à la collecte des signatures et attestations de soutien, plaidant pour des mécanismes plus souples afin que les procédures administratives ne se transforment pas en obstacle à la participation politique, dans le respect de l’égalité des chances entre candidats. Plusieurs formations ont proposé de sécuriser davantage ce dispositif, en recourant par exemple aux huissiers de justice et aux notaires pour authentifier les parrainages ou en développant une plateforme numérique de certification électronique, afin de réduire les déplacements et prévenir les doublons.

La fiabilité des outils numériques de l’ANIE, inscription sur les listes électorales, dépôt et suivi des dossiers de candidature, a constitué un autre point de convergence, tout comme la demande d’un encadrement plus rigoureux et unifié de l’accréditation des représentants de partis chargés de suivre le vote et le dépouillement. Sur le plan institutionnel, plusieurs partis ont réclamé la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec l’Autorité électorale, ainsi qu’une application uniforme, à travers une instruction nationale écrite préalable à l’ouverture des dépôts, des dispositions légales encadrant l’exclusion de candidats. S’y ajoutent des demandes portant sur une couverture médiatique plurielle et équitable des candidats dans les médias publics et semi-publics, ainsi que sur davantage de clarté concernant la représentation de la communauté nationale établie à l’étranger.

Hocine Fadheli

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *