14eFestival international du film arabe d’Oran : Le compte à rebours est lancé
Le Festival international du film arabe d’Oran (FIFAO) a officiellement ouvert, le 30 août, les inscriptions pour sa 14e édition, prévue du 18 au 24 décembre 2026. Réalisateurs, producteurs et cinéastes du monde arabe n’ont plus que deux semaines jusqu’au mercredi 30 septembre pour déposer leurs candidatures dans les trois compétitions officielles.
L’organisation du Festival international du film arabe d’Oran a annoncé, dans un communiqué l’ouverture officielle du dépôt des dossiers de participation pour la 14e édition de la manifestation, dont la tenue est programmée du 18 au 24 décembre 2026 dans la capitale de l’Ouest algérien. Les professionnels du cinéma arabe, réalisateurs, producteurs et cinéastes, sont invités à inscrire leurs œuvres jusqu’au mercredi 30 septembre 2026, délai fixé comme date butoir pour le dépôt des candidatures, que ce soit via le site officiel du festival ou par le biais de l’adresse électronique dédiée à la réception des dossiers.
Trois catégories sont ouvertes à la compétition officielle à savoir les longs métrages de fiction, les films documentaires et les courts métrages de fiction. Cette architecture, désormais bien rodée, permet chaque année à la manifestation de couvrir l’ensemble du spectre de la production cinématographique arabe contemporaine, des œuvres d’auteur aux premiers films portés par une nouvelle génération de cinéastes.
Pour rappel utile, le FIFAO a été institué par décret ministériel en date du 4 juillet 2007, en tant que manifestation cinématographique et culturelle internationale dédiée à la promotion du cinéma arabe et à la création d’un espace de dialogue, d’échange et de coopération entre créateurs, professionnels et acteurs de l’industrie. Placé sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, le festival ambitionne de s’imposer comme plateforme cinématographique arabe de référence pour le dialogue, la création et l’échange culturel, tout en mettant en avant le patrimoine culturel et historique de l’Algérie ainsi que son rôle de carrefour de coopération dans l’espace arabe, méditerranéen et africain.
La précédente édition avait réuni 63 œuvres cinématographiques, dont 34 en compétition officielle. Le palmarès avait consacré le film irakien Anachid Adam, du réalisateur Oday Rasheed, lauréat du Wahran d’or du meilleur long métrage de fiction, devant le film égyptien La Colonie (Wahran d’argent) et le film somalien Samia (Wahran de bronze). La Palestinienne Clara Khoury avait décroché le prix de la meilleure interprétation féminine, tandis que le Tunisien Mohamed Amine avait été distingué côté masculin. La cérémonie de clôture avait été rythmée par un concert du chanteur de raï Cheb Mami, en présence de plusieurs figures du cinéma arabe honorées à cette occasion.
Pour cette nouvelle édition, la 14e du genre, les organisateurs entendent réaffirmer l’ambition du rendez-vous oranais soit dépasser le simple cadre de la projection de films pour devenir un véritable espace de rencontres professionnelles, d’échanges d’expériences et de mise en réseau des cinéastes arabes, à travers des compétitions officielles, des rencontres professionnelles, des ateliers, des colloques et des hommages. Sous le slogan « Wahran, où se rencontre le cinéma arabe », la ville d’Oran s’apprête, une fois encore, à devenir pour une semaine la capitale du 7e art arabe, portée par son ouverture méditerranéenne et la richesse de son patrimoine.
Mohand S.

