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Batna : Les habitants réclament des bus scolaires avant la rentrée

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la question du transport scolaire revient au premier plan à Arris. Les habitants de neuf localités et zones périphériques demandent la mise en place d’un dispositif régulier permettant aux élèves de rejoindre leurs établissements dans de meilleures conditions. Dans cette commune de montagne, où l’habitat est réparti sur plusieurs secteurs, l’éloignement de certains établissements transforme chaque jour le trajet scolaire en véritable contrainte pour les familles. Dans neuf agglomérations de la commune, les habitants déplorent l’absence ou l’insuffisance de moyens de transport scolaire, particulièrement pour les élèves des cycles moyen et secondaire. Arris la Nouvelle, mechta El Hamra et l’ancienne Dechra figurent parmi les secteurs concernés par cette situation. Pour les parents d’élèves, le problème est loin d’être secondaire. Lorsque les établissements se trouvent à distance des lieux de résidence, les parents doivent souvent trouver eux-mêmes une solution pour assurer quotidiennement le déplacement de leurs enfants. Location de véhicules particuliers, recours à des transporteurs ou autres arrangements individuels, ces solutions représentent une charge financière supplémentaire et ne garantissent pas toujours des conditions de transport adaptées, notamment aux heures de pointe. La difficulté est d’autant plus sensible dans une région montagneuse comme Arris, où les conditions climatiques peuvent compliquer les déplacements durant l’automne et l’hiver. Pour les élèves, disposer d’un moyen de transport régulier à l’aller comme au retour constitue donc un facteur important pour garantir une scolarité régulière et éviter que l’éloignement géographique ne devienne un obstacle supplémentaire à la fréquentation des établissements. Les habitants souhaitent ainsi une intervention rapide des autorités locales et demandent notamment une visite de terrain dans les zones concernées. Leur objectif est de voir les besoins recensés avant la rentrée et un dispositif adapté mis en place en fonction du nombre d’élèves, des itinéraires et de l’éloignement des établissements. Cette doléance intervient alors que les autorités de la wilaya de Batna ont inscrit le transport scolaire parmi les priorités de la préparation de la rentrée. Le wali avait annoncé en août l’octroi d’aides aux communes pour l’acquisition de nouveaux autobus et la maintenance des anciens, afin d’améliorer la prise en charge des élèves, notamment dans les zones où les besoins sont les plus importants. Au niveau national, les instructions données dans le cadre de la préparation de la rentrée 2026-2027 insistent également sur la nécessité de garantir la disponibilité du transport scolaire et universitaire. La question du transport doit par ailleurs être mise en relation avec le développement des infrastructures éducatives à Arris. La commune a bénéficié ces dernières années de plusieurs opérations destinées à renforcer son offre scolaire. Des procédures ont notamment été engagées pour la réalisation d’un nouveau lycée, tandis que des projets d’établissements ont également été étudiés dans les nouveaux pôles urbains. Une école primaire à Laâraraa figure parmi les équipements réclamés localement pour accompagner l’extension de certains quartiers. Pour les habitants, la réalisation de ces équipements constitue justement l’autre volet de la problématique. Ils souhaitent connaître le calendrier du projet d’école primaire prévu à Laâraraa, estimant qu’un établissement de proximité permettrait de réduire les déplacements imposés aux enfants et, par conséquent, la pression exercée sur le transport scolaire. Au-delà de la rentrée prochaine, les habitants soulèvent ainsi la question plus globale de la mobilité à Arris. L’extension de l’habitat et la dispersion de la population entre plusieurs quartiers nécessitent, selon eux, une meilleure adaptation du réseau existant. Une coordination plus étroite avec les transporteurs en activité pourrait notamment permettre d’identifier les lignes insuffisamment desservies et d’apporter des réponses ponctuelles là où les besoins sont les plus importants. Sur le plan réglementaire, la question relève également des responsabilités des collectivités locales. La loi relative à la commune prévoit notamment que celle-ci veille à assurer la disponibilité des moyens de transport pour les élèves, dans le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur.

Zakia Merabet

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