Ghaza : L’UNRWA dénonce l’insuffisance de l’aide humanitaire
L’UNRWA dénonce l’insuffisance criante de l’acheminement humanitaire dans l’enclave assiégée, où seulement 150 camions parviennent quotidiennement sur les 600 prévus par l’accord de cessez-le-feu, aggravant une crise sans précédent dans un contexte de guerre génocidaire sioniste qui a déjà coûté la vie à plus de 69.000 Palestiniens depuis octobre 2023.
L’Office de secours des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient tire la sonnette d’alarme face à la détérioration dramatique de la situation humanitaire à Ghaza. Raquel Marti, directrice exécutive de l’UNRWA Espagne, a réaffirmé lundi que le blocage quasi-total de l’aide condamne des centaines de milliers de malades à se passer de médicaments essentiels, tandis que la population est privée d’eau potable. Les tonnes de déchets, d’ordures et de décombres qui jonchent le sol favorisent la propagation de maladies et d’épidémies au sein d’une population déjà exsangue. La responsable onusienne accuse directement l’entité sioniste de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu, notamment l’arrêt des tirs et des meurtres. Un constat glaçant : plus de 200 personnes sont tombées en martyrs dans la bande de Ghaza depuis la déclaration du cessez-le-feu il y a un mois. Selon le dernier bilan communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes, l’agression génocidaire menée par l’occupation sioniste a fait 69.182 martyrs et 170.694 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023. Au cours des dernières 24 heures, les corps de 3 martyrs ainsi qu’un blessé ont été transférés vers les hôpitaux, tandis que de nombreuses victimes demeurent ensevelies sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre, 245 Palestiniens sont tombés en martyrs et 623 autres ont été blessés. Sur le terrain, l’UNRWA tente de pallier l’urgence absolue en distribuant de l’eau par camions-citernes, en assurant des services de santé maternelle et infantile, et en apportant un soutien psychologique aux enfants traumatisés de Ghaza, où la situation est qualifiée d’absolument catastrophique.
7.000 violations du cessez-le-feu au Liban
Au Liban, le même mépris des accords internationaux se répète. Selon la Force intermédiaire des Nations unies au Liban, l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 entre le Liban et l’entité sioniste a été violé près de 7.000 fois par les forces d’occupation sionistes. Entre le 27 novembre 2024 et le 22 octobre 2025, 6.800 violations ont été recensées. L’occupation n’a cessé de bombarder le sud du Liban régulièrement, transformant la région en un nouveau Ghaza où les frappes aériennes se poursuivent en toute impunité. Depuis la signature de l’accord, plus de 250 Libanais sont morts sous les tirs de l’armée d’occupation.L’agression contre le Liban, débutée quelques jours après le 7 octobre 2023, avait d’abord ciblé le sud avant de s’étendre à l’ensemble du territoire national. L’entité sioniste a intensifié sa campagne de bombardements en lançant une incursion terrestre dès fin septembre 2024. L’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 avait mis un terme à plusieurs mois d’agressions ayant coûté la vie à plus de 4.000 Libanais. Malgré la prolongation du mandat de la FINUL jusqu’en décembre 2026, décidée en août 2025 par le Conseil de sécurité, l’armée d’occupation maintient 5 positions militaires totalement illégales entre le nord de la ligne bleue et le sud du fleuve Litani, d’où elle lance régulièrement des incursions en violation totale de l’accord.Parallèlement à ces violations, l’entité sioniste franchit un nouveau cap dans sa politique de répression. La Knesset a adopté lundi soir en première lecture un projet de loi autorisant l’exécution des prisonniers palestiniens, par 39 voix contre 16. Le Hamas a qualifié cette démarche de tentative de légaliser le massacre organisé des Palestiniens, tandis que le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, y voit un crime politique, juridique et humanitaire, ainsi qu’une législation officielle pour le meurtre et le terrorisme d’État organisé. Plus de 10.000 prisonniers palestiniens, dont des enfants et des femmes, croupissent dans les prisons de l’occupation où ils subissent torture, famine et négligences médicales intentionnelles. Ce projet de loi, porté notamment par le ministre d’extrême droite Ben-Gvir, représente selon le Hamas un mépris flagrant du droit international et des conventions internationales. Le mouvement de résistance appelle la communauté internationale à condamner cette législation raciste et à imposer des sanctions dissuasives à l’entité sioniste.
Lyes Saïdi

