Sports

Judo : L’Algérie sur le toit de l’Afrique

Quatre titres continentaux, neuf médailles au total, un doublé par équipes messieurs-dames : le judo algérien a plié les Championnats d’Afrique seniors 2026 de Nairobi à sa guise, s’imposant sans discussion comme la première nation du continent. La démonstration a commencé dès la première journée sur les tatamis du Kenya, avec trois titres africains décrochés et cinq podiums engrangés. Le lendemain, la sélection a remis ça : quatre nouvelles médailles pour fermer définitivement la porte à la concurrence. La Tunisie, deuxième au classement général avec trois ors, et l’Égypte, troisième avec deux, n’ont jamais vraiment inquiété des Algériens visiblement en mission. Les lauréats du jour ont des noms. Kaïs Moudetere a réglé la catégorie des moins de 66 kg, Driss Messaoud celle des moins de 73 kg, Yasmine Djellab s’est imposée chez les moins de 63 kg. Mohamed El Mehdi Lili, lui, a fait ce qu’on attendait de lui chez les plus de 100 kg : gagner. Le natif de la catégorie des lourds a remporté sa finale avec l’autorité d’un favori qui n’a pas eu à forcer son talent. Dyhia Benchallal, en argent chez les plus de 78 kg, a poussé jusqu’en finale avant de s’incliner. Le bronze est allé à Younes Ben Laribi (-60 kg), Lycia Anaïs Guebli (-52 kg), Abdeslam Belbelhout (-81 kg) et Rayane Benatia (-100 kg). Au-delà des tableaux individuels, l’Algérie a aussi décroché les titres par équipes, chez les hommes comme chez les femmes, ce qui donne à ce bilan une ampleur que les simples chiffres ne restituent pas tout à fait.

Il restait l’épreuve par équipes mixtes, disputée dimanche. La sélection nationale a traversé sa poule sans encombre, battu le Cameroun 4-0 en huitièmes, puis buté en demi-finale contre la Tunisie, qui s’est imposée 4-2. Le match pour la troisième place face au Congo a tourné court : victoire 4-0, bronze assuré. Pas le résultat espéré au départ, mais une médaille supplémentaire qui ferme le bal sur une note correcte.

Au total, dix-huit athlètes algériens avaient fait le déplacement à Nairobi. Les neuf qui ne sont pas montés sur le podium ont terminé entre la cinquième et la neuvième place, des classements qui ne font pas les manchettes mais qui comptent dans la profondeur d’un groupe. La compétition avait réuni 251 judokas venus de 34 pays africains, 152 hommes et 99 femmes, ce qui en fait l’un des championnats continentaux les plus fournis de ces dernières années.

Ce que ce rendez-vous kényan dit du judo algérien, c’est que la hiérarchie continentale est en train de se reformater. La domination sur les tatamis africains n’est pas neuve, mais elle a rarement été aussi nette, aussi complète, aussi peu contestée qu’à Nairobi. Douze médailles au compteur en comptant les équipes et le bronze mixte, c’est le genre de bilan qui ne laisse pas beaucoup de place au débat.

M.D.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *