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Justice constitutionnelle : La Cour ouvre ses portes aux doctorants

La Cour constitutionnelle accueille depuis ce dimanche la troisième session de formation consacrée à la justice constitutionnelle, organisée conjointement avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Jusqu’au mardi 29 avril, des étudiants en doctorat et en master de droit constitutionnel, issus des universités relevant de la conférence régionale du Centre ainsi que de l’École supérieure de magistrature, suivront des enseignements dispensés par des membres de la Cour et des universitaires. Après Naâma et Annaba, c’est Alger qui accueille cette édition itinérante, dont la logique est simple : porter la formation spécialisée là où se trouvent les étudiants, et les mettre en contact direct avec l’institution. La présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, a supervisé le lancement de la session. Elle a présenté cette initiative comme « une traduction concrète de la démarche d’ouverture durable adoptée par la Cour constitutionnelle sur l’espace universitaire », soulignant sa volonté « d’ancrer le principe d’égalité des chances dans l’accès à une formation spécialisée fondée sur l’interaction directe entre l’étudiant-chercheur et la Cour constitutionnelle, de manière à contribuer à la formation de compétences juridiques nationales ». Elle a également rappelé le contexte institutionnel qui donne à cette session « une importance particulière » : la révision constitutionnelle de 2020 a profondément reconfiguré le système de justice constitutionnelle en Algérie, en élargissant les prérogatives de la Cour et en consacrant le mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité comme droit fondamental du citoyen. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Kamel Baddari, représenté par le secrétaire général du ministère Toufik Guendouzi, a situé l’enjeu au-delà de l’académique. « L’approfondissement de la formation en droit constitutionnel n’est plus seulement un choix académique, mais une nécessité nationale dictée par les mutations politico-institutionnelles accélérées que connaît le pays », a-t-il déclaré. Les thèmes abordés couvrent un spectre large : théorie générale de la Constitution, contrôle de constitutionnalité, droits fondamentaux et libertés publiques, procédures d’exception d’inconstitutionnalité, contentieux électoral, méthodes d’interprétation constitutionnelle et droit constitutionnel comparé.

R.N.

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