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Les Verts s’envolent dimanche pour leur cinquième Mondial : Kansas City, nous voilà !

Départ fixé à 17h00 dimanche depuis Houari-Boumediene, match amical contre la Bolivie le 10 juin, puis le groupe J avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie : les Verts entrent dans le vif du sujet.

Dimanche 7 juin à 17h00, la sélection nationale s’envolera de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger en direction de Kansas City. Destination : la Coupe du monde 2026, qui s’ouvre le 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pour la cinquième fois de leur histoire, les Verts foulent le sol d’un Mondial — avec, dans les bagages, une victoire contre les Pays-Bas obtenue cinq jours plus tôt à Rotterdam, et la certitude que cette génération a les moyens de ne pas juste y participer.

La FAF a annoncé vendredi les modalités du départ, accompagnées d’un dispositif d’accréditation presse pour les journalistes souhaitant couvrir l’envol de la délégation depuis le Salon d’Honneur de l’aéroport. Les demandes devaient parvenir à la fédération au plus tard dimanche à 11h00. Une organisation millimétrée pour un moment que les supporters algériens attendaient depuis l’élimination au premier tour en 2014 — et le triomphe en CAN 2019 qui a depuis changé la physionomie du groupe.

À Kansas City, une dernière mise à l’épreuve attend les coéquipiers de Riyad Mahrez avant d’entrer dans le vif du sujet : un match amical contre la Bolivie, le 10 juin. Sur le papier, l’adversaire est moins intimidant que les Néerlandais. Dans la tête de Vladimir Petkovic, c’est surtout une opportunité de travail supplémentaire. Le sélectionneur l’a dit clairement après Rotterdam : «Ce match sera une occasion de corriger les erreurs et de donner plus de temps de jeu à certains éléments.» Petkovic est de ceux qui ne laissent rien au hasard, pas même un match que d’autres entraîneurs traiteraient comme un galop d’entraînement habillé.

Car la victoire contre les Pays-Bas — 1-0 à Rotterdam, but d’Anis Hadj Moussa en fin de match — a visiblement consolidé quelque chose dans le groupe, sans pour autant faire perdre la tête au staff. «C’était un très beau match, mais il faut garder les pieds sur terre», a tempéré le technicien bosno-suisse en conférence de presse. Avant d’expliciter ce que cette victoire vaut vraiment : «Gagner contre les Pays-Bas nous donne une dose de confiance avant la Coupe du monde. Nous adaptons nos plans en fonction des matchs et des exigences de chaque adversaire.» Le match avait pourtant mal débuté — pression néerlandaise, quelques erreurs, un début de rencontre subi. La réaction en seconde période, les ajustements tactiques à la pause, la capacité à «gagner même dans les moments de difficulté» : c’est là que Petkovic a vu les signes qui comptent vraiment.

Dans les cages, Luca Zidane a été l’un des artisans de ce succès. Décisif à plusieurs reprises face aux attaquants néerlandais, le gardien a pourtant refusé de s’attribuer la moindre part de mérite individuel. «Il faut plutôt mettre en valeur la prestation de l’équipe. Je pense qu’on a fait un très beau match contre une très bonne équipe. On savait qu’ils allaient nous mettre en difficulté mais on a su attendre le moment pour leur faire mal. On est très content de cette victoire, qui est importante pour la confiance», a-t-il déclaré en zone mixte. Zidane porte encore un masque de protection suite à une blessure au visage, mais assure aller «de mieux en mieux». Ce qui ne l’empêche pas, visiblement, de penser déjà à ce qui l’attend : «Jouer une Coupe du monde pour un joueur de foot, c’est ce qu’il y a de plus beau. Et pouvoir représenter son pays, avec sa famille et tout le peuple algérien derrière soi, est vraiment une fierté.»

Nabil Bentaleb, lui, a joué l’entrejeu avec la solidité qu’on lui connaît. L’ancien de Tottenham, de retour en sélection après plusieurs absences, a cadré avec précision ce que cette confrontation contre les Pays-Bas représentait dans la logique de préparation : «C’était un match important pour nous, pour se préparer pour la Coupe du monde. On sait qu’on va avoir affaire à une très grosse équipe d’Argentine et on avait besoin d’une équipe de ce calibre-là pour pouvoir évaluer notre niveau, et on en a sorti pas mal de choses positives.» Sur son rôle dans le groupe, Bentaleb est limpide — disponible, sans revendiquer quoi que ce soit : «Quand on fait appel à moi sur le terrain, je me donne à 100 % et j’apporte mon expérience pour les jeunes. Il en va de même pour des joueurs comme Mahrez et Mandi.» Et sur la motivation, il coupe court à toute question rhétorique : «Il n’y a pas besoin de mots spéciaux pour se motiver pour une Coupe du monde.»

Se familiariser avec les nouvelles règles

En marge de la préparation physique et tactique, la FAF a pris soin de préparer ses joueurs sur un plan moins spectaculaire mais tout aussi concret : la réglementation. Une séance d’information sur les nouvelles Lois du Jeu introduites par l’IFAB a été organisée vendredi, animée par Mehdi Abid Charef, Directeur national de l’arbitrage, en présence de l’ensemble du groupe — joueurs, staff technique, médical et administratif. Explications détaillées, exemples concrets, échanges nourris : les internationaux ont, selon la FAF, «activement participé aux échanges en posant plusieurs questions» sur les nouvelles dispositions applicables au Mondial. Une seconde séance est prévue à Kansas City, cette fois animée par des représentants de la FIFA eux-mêmes.

Ce souci du détail dit quelque chose sur l’état d’esprit du groupe. L’Algérie n’arrive pas au Mondial 2026 pour faire de la figuration. Elle y arrive dans le groupe J, aux côtés de l’Argentine tenante du titre, de l’Autriche et de la Jordanie — un tirage costaud, mais pas insurmontable pour une équipe qui vient de tenir tête aux Pays-Bas pendant 90 minutes. Dimanche à 17h00, le compte à rebours bascule dans le réel.

Moncef Dahleb

admin

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