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Affaire de gestion controversée du CHU Ibn Rochd : Sept ans de prison ferme pour l’ex-DG

L’ancien directeur général du CHU Ibn Roched d’Annaba a été condamné jeudi par contumace à sept ans de prison ferme, assortis d’un mandat d’arrêt national et international, dans une affaire mêlant mauvaise gestion, passation de marchés douteux et détournement présumé de fonds publics. Le dossier du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Ibn Roched d’Annaba refait surface avec une décision judiciaire lourde de conséquences. La cour d’Annaba a prononcé, en l’absence de l’accusé, une peine de sept ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien directeur général de l’établissement, assortie d’un mandat d’arrêt national et international. Cette affaire, qui avait profondément ébranlé le secteur de la santé dans la wilaya, remonte à une série de faits à caractère de corruption : mauvaise gestion, pratiques financières irrégulières au sein de l’un des plus importants établissements hospitaliers de l’Est du pays.

Plusieurs anciens cadres de l’administration hospitalière sont également impliqués dans ce dossier : l’ex-secrétaire général, l’économe, la directrice des finances ainsi que d’autres responsables de services. Selon les éléments du dossier, les investigations judiciaires ont mis en évidence un ensemble d’irrégularités portant sur la gestion des ressources publiques, la passation de marchés et l’utilisation des fonds de l’établissement. L’enquête a notamment révélé des pratiques jugées injustifiées, telles que la prise en charge par l’hôpital de la location d’une villa au profit de l’ex-secrétaire général, alors même qu’un logement de fonction lui était déjà attribué conformément à la réglementation en vigueur. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait été le premier placé en détention provisoire, marquant le point de départ d’une enquête plus large ayant progressivement élargi le cercle des responsabilités au sein de la gestion administrative et financière du CHU. Les autres cadres impliqués avaient ensuite été entendus par les services d’enquête, sans être incarcérés à ce stade de la procédure.

Cette affaire avait suscité, à l’époque, une vive émotion dans le secteur de la santé à Annaba, en raison de l’importance stratégique du CHU Ibn Rochd, établissement de référence accueillant un grand nombre de patients de la région et jouant un rôle central dans la prise en charge sanitaire à l’échelle de l’Est algérien. Au-delà des responsabilités individuelles, le dossier a mis en lumière des dysfonctionnements structurels dans la gestion de certaines institutions hospitalières, relançant le débat sur la transparence dans la commande publique, le contrôle des dépenses et la gouvernance des établissements de santé.

Alors que la justice poursuit son travail dans ce dossier, l’affaire du CHU Ibn Roched reste emblématique des défis liés à la bonne gouvernance dans le secteur hospitalier, entre exigences de transparence, gestion rigoureuse des fonds publics et nécessité de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de santé.

Sofia C.

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