9e jour de campagne électorale : Meeting, inauguration et activités de proximité pour un seul mot d’ordre
Au neuvième jour, la campagne électorale pour le scrutin législatif du 2 juillet bat son plein aux quatre coins du pays. Mercredi, les formations politiques en lice ont multiplié les meetings et les rencontres de proximité, de Réghaïa à Biskra, de Souk Ahras à Sétif. Les discours varient selon les sensibilités, mais un fil conducteur traverse les prises de parole, l’appel à une participation massive. La mobilisation des électeurs est devenue l’enjeu central d’une campagne qui entre dans sa seconde semaine.
Le social comme boussole
C’est à Réghaïa, en banlieue algéroise, que Louisa Hanoune a choisi de passer sa journée. La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a tenu une activité de proximité, écoutant retraités et jeunes exposer leurs préoccupations. Le format, sans estrade ni micro de meeting, est à l’image du slogan retenu par le PT pour cette campagne : «Détermination et résilience».
Le fond du discours tourne autour d’une ligne constante chez Hanoune, celle de la défense du caractère social de l’État. Face aux «mutations et aux crises que connaît le monde», a-t-elle déclaré, le PT s’engage à «œuvrer pour la préservation du caractère social de l’État». Les retraités, au cœur de son auditoire du jour, ont eu droit à une promesse renouvelée, la poursuite du «plaidoyer en faveur de l’élargissement de leurs droits et de l’amélioration de leur situation sociale», en reconnaissance de leur «contribution à l’édification du pays et à la préservation de sa stabilité dans les différentes étapes de son histoire».
La cheffe du PT a également mis en avant la lutte contre la spéculation comme levier de protection du pouvoir d’achat, avant d’élargir son propos à la consolidation des acquis dans l’habitat et les infrastructures, à la préservation des richesses nationales et à la protection de l’environnement.
Le FLN mobilise depuis Biskra
À Biskra, c’est Abdelkrim Benmbarek qui tenait le micro. Le secrétaire général du Front de libération nationale a animé un meeting dans le cadre de la campagne législative, décrivant le scrutin du 2 juillet comme «un rendez-vous pour le peuple algérien de renouveler sa volonté de soutenir le processus de développement et de construction de l’Algérie forte et victorieuse». La formule, soigneusement pesée, inscrit l’acte électoral dans une continuité nationale plutôt que dans une logique de compétition partisane.
Benmbarek a enfoncé le clou en affirmant que ces élections «ne sont pas une simple compétition entre les candidats, mais un grand moment national lié à l’avenir du pays, au parachèvement du processus de construction des institutions fortes et à la poursuite des réformes». Voter, selon lui, constitue à la fois «un devoir et une responsabilité». Il a exhorté les militants et les cadres du FLN à faire de leurs voix «une force d’appui à la stabilité et au développement et de consolidation des institutions du pays». Le premier parti du pays en nombre d’élus lors des précédentes législatives joue gros dans ce scrutin. Il cherche à maintenir sa position dominante à l’Assemblée populaire nationale face à une concurrence accrue qu’elle soit partisane, mais surtout de la part des indépendants.
TAJ mise sur la compétence de ses candidats
À Souk Ahras, Fatima-Zohra Zerouati présidait un meeting à la Maison de la culture Tahar-Ouettar. La présidente du parti Tajamou Amel El Djazair (TAJ) a qualifié les législatives à venir d’«échéance nationale importante qui renforcera le processus de développement et de stabilité», mais aussi d’«étape politique qui consacre la pratique démocratique et renforce la place des institutions élues dans l’accompagnement des défis du développement».
Zerouati a misé sur l’argument de la compétence individuelle des candidats. Le TAJ, a-t-elle affirmé, compte sur «la compétence de ses candidats qui serviront, en cas d’élection, l’intérêt général et œuvreront à concrétiser les aspirations des citoyens sur le terrain, en accord avec les grandes orientations de l’État pour construire une économie forte et une société prospère». Elle a également appelé à une forte participation pour que ses élus puissent «porter la voix des citoyens dans l’hémicycle du Parlement».
«Ensemble pour l’Algérie forte»
À Sétif, Mohamed Dhouibi a sillonné la wilaya avec meeting à Bougaa, inauguration de permanences électorales à Hammam Soukhna et Taya, rencontres de proximité à Ain Roua. Le secrétaire général du Mouvement Ennahda a décliné tout au long de la journée le slogan de sa formation : «Ensemble pour l’Algérie forte». Le message est sans ambiguïté. «En se dirigeant massivement aux urnes le 2 juillet prochain, le peuple algérien suivra la voie efficace pour consolider sa contribution à la prise de décision.» Dhouibi a justifié la participation d’Ennahda à ce scrutin par la conviction que «la conjugaison de tous les efforts» est nécessaire pour «une Algérie forte qui renforce sa position sur les scènes régionale et internationale» et «s’adapte aux défis de la phase actuelle».
Massinissa Raïs

