Production nationale de vaccins : Le ministre de la Santé appelle à l’élaboration d’une feuille de route
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a appelé à l’élaboration d’«une feuille de route aux contours clairs» pour développer la production nationale de vaccins, lors d’une visite effectuée mardi à l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), au cours de laquelle il a salué le rôle de cet établissement dans le renforcement de la sécurité sanitaire du pays, a indiqué mercredi un communiqué du ministère. Le ministre a inspecté les activités de l’institut ainsi que ses programmes scientifiques et de recherche, outre les projets qu’il supervise en matière de santé publique, de veille épidémiologique, de diagnostic en laboratoire et de recherche scientifique, précise la même source. Cette visite intervient quelques jours après la désignation de l’IPA, fin juin, comme Centre régional d’excellence pour la biosûreté et la biosécurité pour l’Afrique du Nord par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), au terme d’un processus d’évaluation entamé en octobre 2025 et conclu par une mission d’experts en février dernier. L’institut a d’ores et déjà organisé, début juillet à Sidi Fredj, une première session de formation régionale destinée à des spécialistes de plusieurs pays de la région. M. Ait Messaoudene a félicité les responsables et cadres de l’institut, estimant que cette «reconnaissance internationale constitue l’aboutissement du parcours remarquable accompli par l’Institut dans le développement de ses capacités scientifiques et techniques» et «reflète la confiance accordée aux compétences algériennes par les instances internationales spécialisées». Il a ajouté que cette distinction «renforce la position de l’Algérie en tant qu’acteur régional dans le domaine de la sécurité sanitaire» et «ouvre de nouvelles perspectives de coopération scientifique».
Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de franchir «une nouvelle étape» reposant sur «la production nationale dans le domaine des vaccins, à travers l’introduction de techniques modernes», en adéquation, a-t-il précisé, «avec les orientations nationales visant à renforcer la souveraineté sanitaire et à réduire la dépendance à l’égard de l’étranger». Selon lui, relever ce défi «exige de poursuivre l’investissement dans une formation de qualité, de promouvoir la recherche scientifique et d’encourager l’innovation», de manière à consolider la place de l’Algérie comme «pôle de référence dans le domaine de la santé et de la recherche biomédicale à l’échelle de l’Afrique du Nord». Au terme de sa visite, le ministre a réitéré «l’appui du secteur aux différents projets de développement» de l’institut ainsi que la volonté du ministère de l’accompagner «dans son parcours vers davantage d’excellence scientifique aux plans régional et international».
Lyna Larbi

