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Lutte contre la corruption : La transparence érigée en pilier de la gouvernance

Les travaux d’une journée d’étude consacrée à l’indice de performance d’intégrité « Nazaha » ont débuté, samedi, au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal à Alger, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption. L’événement a réuni un aréopage de hauts responsables autour d’un même objectif, celui de faire de l’intégrité économique le prolongement naturel de la bonne gouvernance administrative.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par la présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mousserati, en présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, de plusieurs membres du Gouvernement, du premier président de la Cour suprême, Tahar Mamouni, du président du Conseil d’État, Mohammed Bennaceur, et du Médiateur de la République, Mohamed Hattab, aux côtés de représentants d’organismes onusiens et de l’Union africaine. Organisée en coordination avec le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et l’Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP), la rencontre s’est tenue sous le thème : « De l’évaluation des efforts de lutte contre la corruption dans le secteur administratif public à l’ancrage des règles de conformité dans le secteur économique ».

« Un fléau qui frappe la structure des nations »

Dans son allocution, Mme Mousserati a averti que « le fléau de la corruption sape désormais les structures économiques et sociales des nations, menace la stabilité et alimente la criminalité organisée ». Elle a insisté sur le fait que la lutte contre ce phénomène « n’est plus un choix mais une obligation internationale exigeant des pays africains une coordination afin de concrétiser la bonne gouvernance et la justice sociale », rappelant que cet impératif découle des dispositions de la Convention africaine de prévention et de lutte contre la corruption, dont l’Union africaine a fait un axe prioritaire cette année, à l’occasion du 23e anniversaire de sa signature. La présidente de la HATPLC a par ailleurs mis en avant le rayonnement croissant de l’Algérie dans les instances africaines spécialisées, rappelant son élection, fin juin à Nairobi, au poste de deuxième vice-présidente de l’Association des autorités africaines anticorruption pour un mandat de quatre ans. Elle a présenté l’indice « Nazaha », auquel adhèrent treize secteurs ministériels et sept institutions et administrations publiques sous tutelle, comme « une transition qualitative dans la méthodologie d’évaluation des efforts de prévention de la corruption », soulignant que l’extension de cette démarche au secteur économique public et privé répond à « une conviction ferme selon laquelle l’ancrage de l’intégrité dans le champ économique est devenu l’un des principaux piliers du développement durable » et l’une des conditions essentielles à l’amélioration du climat des affaires et de la confiance entre acteurs économiques.

À cette occasion, un documentaire retraçant les réformes engagées par l’Algérie en matière de transparence a été projeté, avant que le ministre Saïd Sayoud ne soit distingué au titre de l’indice « Nazaha » 2025, en reconnaissance des initiatives menées par les institutions sous sa tutelle, notamment la Direction générale de la Sûreté nationale et la Direction générale de la Protection civile. Intervenant à son tour, le représentant du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption a plaidé pour un dépassement de la logique répressive au profit d’une culture de l’intégrité portée par l’éducation, la famille et les autorités religieuses, saluant l’indice algérien « Nazaha » comme un mécanisme novateur incitant les institutions à adopter les meilleures pratiques. Mme Mousserati a conclu en réaffirmant l’engagement de la Haute autorité à accompagner les institutions nationales et à renforcer la coopération régionale et internationale, « au service de la protection des deniers publics et du développement durable ».

Chokri Hafed

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