Culture

En prévision de la rentrée 2026-2027 : La ministre de la Culture met les écoles d’art en ordre de marche

À quelques semaines de la rentrée universitaire, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a réuni mercredi au siège de son département les responsables des cinq grandes écoles de formation placées sous sa tutelle, pour un tour d’horizon sans détour sur l’état de préparation de l’année 2026-2027. Autour de la table, l’École nationale supérieure de conservation et de restauration du patrimoine culturel, l’École nationale supérieure des beaux-arts, l’Institut national supérieur de musique, l’Institut national supérieur des métiers des arts du spectacle et l’Institut national supérieur de cinéma. Cinq institutions qui forment chaque année les futurs restaurateurs, plasticiens, musiciens, comédiens et cinéastes du pays, et dont la bonne mise en route conditionne, en partie, le visage de la scène culturelle algérienne de demain.

La réunion s’est ouverte par une série de présentations détaillées, chaque directeur d’établissement passant en revue le bilan de ses activités, l’état réel de la formation dispensée, le niveau d’exécution des programmes pédagogiques et les préparatifs en cours pour accueillir les nouveaux étudiants. Un exercice de transparence que la ministre a suivi avec attention, avant de saluer une avancée qu’elle a qualifiée d’inédite.

Selon le communiqué du ministère, Malika Bendouda a en effet salué « l’inscription pour la première fois des spécialités des établissements de formation relevant du secteur de la Culture et des Arts au sein de la plateforme PROGRES », une bascule numérique qui permettra désormais aux nouveaux bacheliers intéressés par ces filières de finaliser leur inscription en ligne, au même titre que dans n’importe quel établissement de l’enseignement supérieur classique.

Au-delà du bilan, la ministre a délivré une série d’instructions destinées à baliser une rentrée sans accroc. Elle a insisté sur la nécessité de réunir toutes les conditions organisationnelles, pédagogiques et administratives permettant d’accueillir les nouveaux étudiants dans les meilleures conditions, tout en simplifiant les différentes démarches d’inscription.

Le communiqué rapporte qu’elle a particulièrement insisté sur l’urgence d’adopter la numérisation à toutes les étapes, affirmant la nécessité « d’adopter la numérisation dans toutes les phases et à chaque étape de l’inscription, ainsi que dans le suivi administratif », dans le but de simplifier les procédures, d’accélérer le traitement des dossiers et d’améliorer la qualité des services rendus aux étudiants. Une orientation qui s’inscrit, précise le texte, dans la concrétisation de la transition numérique et la modernisation des établissements du secteur, un chantier que le ministère de la Culture affiche comme prioritaire depuis plusieurs mois.

Autre axe de la rencontre, la visibilité de ces filières souvent méconnues du grand public. La ministre a appelé au lancement de larges campagnes médiatiques et de communication, ainsi qu’à la diffusion d’annonces et de supports de présentation propres aux établissements de formation du secteur, afin de faire connaître les spécialités proposées et les conditions d’accès à ces cursus.

L’objectif affiché derrière cette offensive de communication est clair, il s’agit d’attirer davantage de jeunes talents vers ces filières artistiques et patrimoniales, encore trop souvent perçues comme des voies de formation confidentielles face aux filières universitaires classiques. Le ministère espère ainsi, comme le formule le communiqué, renforcer la place des établissements de formation et contribuer à la préparation de compétences qualifiées, capables de participer au développement de la scène culturelle et artistique nationale.

Mohand S.

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