Culture

Prix du président de la République pour les jeunes créateurs « Ali Maâchi » : Le jury installé

La ministre de la Culture et des Arts, Mme Maliha Bendouda, a procédé dimanche, au siège du ministère, à l’installation officielle du jury du Prix du président de la République pour les jeunes créateurs « Ali Maâchi », dans sa vingtième édition pour l’année 2026. Un jury de treize personnalités issues des sphères culturelle et académique qui devra évaluer 564 œuvres en lice, reçues via la plateforme numérique du ministère et sous forme de dossiers papier.

La cérémonie d’installation, sobre mais chargée de sens, a marqué le coup d’envoi d’un processus de sélection que la ministre a voulu placé sous le signe de la rigueur et de l’équité. Présidé par le romancier et homme de lettres Slimane Djouadi, le jury réunit une élite de la culture algérienne : Djazia Cherrih, Fatma Ouzzane, Abdelouahab Benmansour, Ahmed Tibaoui, Lakhdar Fellous, Abderrahmane Bouzerba, Brahim Chergui, Boukrouh Makhlouf, Kaddour Noureddine, Abbas Righi, Khalil Baba Ahmed et Yacine Boughazi. Une composition pluridisciplinaire qui reflète la diversité des champs de création couverts par le prix.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Mme Bendouda a adressé au jury une série de recommandations fermes, articulées autour de quatre axes fondamentaux. Elle a, en premier lieu, insisté sur « le respect scrupuleux de la neutralité et l’égalité des chances entre tous les jeunes créateurs, qu’ils résident à l’intérieur du pays ou à l’étranger », faisant de la transparence et de l’intégrité les piliers de cette édition. La ministre a ensuite réaffirmé que « le seul critère de sélection doit demeurer la qualité de l’œuvre et sa valeur créatrice », écartant tout autre considération au profit du mérite artistique pur, afin, a-t-elle précisé, de « renforcer le paysage culturel national ».

La dimension identitaire n’a pas été absente de son discours. Mme Bendouda a invité les membres du jury à « prendre en considération la spécificité culturelle algérienne dans les œuvres candidates », en cohérence avec la politique du ministère en matière de soutien aux talents émergents. Enfin, elle a exhorté le jury à faire preuve de diligence dans l’examen des dossiers, afin que « la cérémonie de remise des prix se tienne dans des conditions dignes de l’événement », à l’occasion de la Journée nationale de l’artiste, célébrée le 8 juin 2026.

Cette vingtième édition revêt une dimension particulière. Deux décennies après sa création, le prix « Ali Maâchi » s’est imposé comme la principale pépinière institutionnelle des jeunes créateurs algériens, toutes disciplines confondues. Le fait que 564 œuvres aient été soumises à la compétition cette année témoigne de la vitalité de la création juvénile dans le pays et de l’attrait croissant que continue d’exercer cette distinction. Le ministère a tenu à souligner que ce prix « n’est pas seulement une compétition culturelle, mais aussi un message de l’État qui investit dans ses énergies créatrices et accompagne la jeunesse dans les différents domaines de la création » — une formulation qui dit bien la portée symbolique et politique d’un prix devenu, au fil des ans, bien plus qu’un simple palmarès.

La cérémonie du 8 juin prochain s’annonce ainsi comme un moment fort du calendrier culturel national, à la hauteur d’un anniversaire qui invite autant à célébrer le chemin parcouru qu’à mesurer les promesses que porte la jeune création algérienne.

Mohand Seghir

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