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CPS de l’UA : Séance plénière sur l’éducation en situation de conflit armé

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine a consacré, lundi à Addis-Abeba, sa séance plénière mensuelle d’août à l’éducation en situation de conflit armé, sous la présidence de l’ambassadeur Mohamed Khaled, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’UA et président en exercice du Conseil. Cette rencontre intervient alors que les systèmes éducatifs des zones de conflit du continent font face à des défis croissants, privant des millions d’enfants de leur droit à l’éducation et les exposant à l’enrôlement forcé, à l’exploitation et aux déplacements. Dans son allocution, l’ambassadeur Khaled a affirmé que le choix de ce thème traduit la conviction du CPS que l’éducation constitue désormais une priorité de l’agenda de paix et de sécurité africain, et non plus seulement une question de développement. Il a précisé que la séance s’inscrit dans le suivi des sessions de 2024 et 2025 et vise à renforcer la coordination entre les organes de l’UA pour protéger l’éducation en temps de crise. Il a salué l’élaboration d’une matrice de suivi des résolutions du Conseil ainsi que les efforts de la Commission de l’UA en matière de mobilisation de ressources, annonçant l’octroi de 8,8 millions de dollars à 19 États membres pour soutenir l’éducation dans les zones touchées par les conflits, ainsi qu’une initiative du Centre africain de contrôle des maladies destinée à équiper les cliniques scolaires des zones vulnérables.

Le président en exercice du CPS a plaidé pour le renforcement de la protection des écoles, des enseignants et des élèves, le respect du droit international humanitaire, un financement durable de l’éducation en urgence et une solidarité africaine et internationale accrue.

La séance a été marquée par les interventions du commissaire à la paix et la sécurité Bankole Adeoye, de la commissaire à la santé Amma Twum-Amoah, du commissaire à l’éducation Gaspard Banyankimbona, de la présidente du Comité africain d’experts sur les droits de l’enfant Sabrina Gahar, de l’envoyée spéciale pour les enfants affectés par les conflits Jainaba Jagne, de la représentante ougandaise Rebecca Amuge Otengo, ainsi que d’un représentant de l’UNICEF. Les intervenants ont pointé les attaques contre les écoles, leur utilisation à des fins militaires et la hausse du nombre d’enfants déplacés comme des défis majeurs appelant une réponse africaine coordonnée. Les membres du CPS et représentants des États membres et partenaires ont fait le bilan des progrès depuis 2024 et souligné la nécessité de renforcer la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, d’intégrer l’éducation dans les plans humanitaires, d’élargir l’éducation flexible et de mobiliser un soutien psychosocial et financier accru.

Les travaux se sont conclus par une séance à huis clos consacrée à l’adoption des éléments du communiqué final, comportant des recommandations pour protéger l’éducation, assurer sa continuité en zone de conflit et améliorer la coordination entre organes de l’UA, États membres et partenaires. L’ambassadeur Khaled a clôturé la séance en affirmant que la présidence algérienne du CPS poursuivra ses efforts pour protéger les enfants affectés par les conflits armés, l’éducation demeurant l’un des piliers de la prévention des conflits et de la paix durable en Afrique.

R.N.

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