Culture

Décès du journaliste et dramaturge Sid-Ahmed Sahla : Oran fait ses adieux à une figure de la mémoire théâtrale algérienne

Le journaliste et dramaturge Sid-Ahmed Sahla est décédé mercredi à Oran, à l’âge de 74 ans, des suites d’une maladie, laissant derrière lui une riche carrière dans les domaines du journalisme et du théâtre, ainsi qu’une contribution remarquable à l’écriture dramatique et à la préservation de la mémoire. L’annonce a été faite par l’Agence Algérie Presse Service (APS). Le défunt comptait parmi les personnalités ayant conjugué journalisme et écriture théâtrale. Diplômé en économie et en sociologie, il avait également exercé dans l’enseignement en République d’Italie, où il avait obtenu un diplôme en théâtre. Il avait aussi enseigné à l’université durant les années 1980, avant de rejoindre le journal La Voix de l’Oranie, où il a exercé pendant plus de quinze ans dans le métier du journalisme, tout en poursuivant en parallèle son activité d’écriture théâtrale, qui a constamment accompagné son parcours artistique.

Sid-Ahmed Sahla est l’auteur de plusieurs œuvres théâtrales, notamment Aya Abdelkader… la poussière ne peut pas cacher la montagne, La perte du nom, Le quartier hanté et La prison de Kodiah s’est effondrée. Ces œuvres ont été présentées sur les scènes du Théâtre national algérien, du Théâtre régional d’Oran et de plusieurs théâtres régionaux à travers le pays. Elles ont également participé aux compétitions du Festival national du théâtre professionnel, confirmant ainsi la présence de l’auteur sur la scène théâtrale nationale, parallèlement à sa contribution à une écriture puisant dans la mémoire, l’histoire et l’humain.

En 2025, le défunt avait signé la pièce Dik Ellila (Cette nuit-là), qui s’inscrivait, aux côtés de ses précédentes œuvres, dans un projet artistique fondé sur la récupération de la mémoire et la documentation de certains aspects de l’expérience humaine et sociale.

La disparition de Sid-Ahmed Sahla constitue une perte pour le journalisme et le théâtre algériens, au terme d’un parcours durant lequel il aura concilié travail journalistique, recherche et écriture théâtrale, laissant plusieurs textes et œuvres qui s’inscrivent désormais dans la mémoire culturelle et artistique nationale. Sa dépouille a été inhumée mercredi dans sa ville natale de Mascara.

Mohand S.

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