Afreximbank rappelle le succès de l’IATF d’Alger : Un catalyseur durable du commerce intra-africain
Un an après sa tenue, la quatrième édition du Salon du commerce intra-africain, organisée en septembre 2025 à Alger sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, continue de produire ses effets sur les échanges à l’échelle du continent, avec près de 50 milliards de dollars de transactions conclues, selon la Banque africaine d’import-export. La vice-présidente exécutive de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations, Kanayo Awani, a estimé que le succès de l’édition algéroise du Salon du commerce intra-africain (IATF) a contribué à renforcer la dynamique des échanges entre pays du continent, dans un message publié sur le site officiel de l’institution. Selon la responsable, la manifestation organisée en septembre 2025 au Palais des expositions, sous le slogan « une porte vers de nouvelles opportunités », a permis d’enregistrer un montant record de transactions, confortant la place du Salon parmi les principaux leviers du commerce, de l’investissement et de l’intégration économique sur le continent. Elle a souligné que cette édition avait bénéficié d’une hausse marquée du nombre de participants, du volume des accords signés et de la valeur des transactions conclues, faisant du rendez-vous algérois une plateforme efficace pour élargir l’accès aux marchés et connecter les entreprises à de nouveaux partenariats.
D’après les données communiquées par la Banque, la fréquentation de la rencontre organisée dans la capitale algérienne a dépassé les 112 000 visiteurs venus de 132 pays, pour un montant total d’accords commerciaux et d’investissement approchant les 50 milliards de dollars, l’Algérie s’étant elle-même positionnée comme un partenaire de poids en captant à elle seule plus de 11 milliards de dollars de contrats, soit près du quart du total conclu.
Kanayo Awani a par ailleurs indiqué que les résultats cumulés des quatre premières éditions du Salon confirment l’impact grandissant de cette manifestation, ayant réuni plus de 180 000 participants et 6 600 exposants issus de 132 pays, pour une valeur cumulée d’accords commerciaux et d’investissement dépassant les 167 milliards de dollars. Elle a précisé qu’environ 360 000 petites et moyennes entreprises avaient tiré profit du Salon, parmi lesquelles des milliers dirigées par des femmes et des jeunes, tout en évaluant l’impact sur l’emploi à quelque 42 postes créés pour chaque million de dollars investi, ce qui équivaut selon elle à plus d’un demi-million d’emplois directs générés à chaque édition à travers le continent. Sur le terrain, cette dynamique s’est déjà traduite par des retombées concrètes pour l’Algérie. Afreximbank a en effet approuvé en juin dernier une facilité de financement de 200 millions de dollars au profit du groupe Shoreline, destinée à soutenir la part du groupe Arkad dans un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction de 980 millions de dollars portant sur le développement du champ pétrolier de Hassi Bir Rekaiz, un partenariat entre Sonatrach, la thaïlandaise PTTEP et l’espagnole Cepsa. Cette transaction, présentée par la Banque comme une retombée directe du processus de mise en relation d’affaires initié lors du Salon d’Alger, devrait générer environ 6 000 emplois.
Alors que le Nigeria s’apprête à accueillir la prochaine édition du Salon à Lagos, du 5 au 11 novembre 2027, la manifestation ambitionne de franchir un nouveau cap, avec un objectif de plus de 100 000 visiteurs, 2 500 exposants et des accords commerciaux et d’investissement dépassant les 50 milliards de dollars. Cette cinquième édition se tiendra sous le slogan « l’Afrique mondiale, le commerce intelligent, de l’accès aux marchés à la puissance des marchés », dans une optique de renforcer la position du continent en tant qu’acteur économique capable de façonner son propre avenir.
Kanayo Awani a conclu que l’Afrique dispose des atouts nécessaires pour développer davantage le commerce entre ses propres pays, à condition de garantir aux entreprises un accès continu à l’information, aux partenariats et aux dispositifs d’accompagnement indispensables pour pérenniser les acquis engrangés par les initiatives continentales, à l’image du Salon du commerce intra-africain.
Amar Malki

