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Industrie pharmaceutique : L’OMS salue les avancées de l’Algérie

L’Organisation mondiale de la Santé a mis en avant, samedi à Alger, les progrès accomplis par l’Algérie dans le renforcement de son autonomie sanitaire, à l’occasion d’une session de formation destinée à accompagner les opérateurs pharmaceutiques nationaux dans leur adhésion au programme de préqualification de l’institution onusienne. Le représentant de l’OMS en Algérie, Phanuel Habimana, a tenu à souligner « les efforts constants du pays en matière de renforcement de l’accès durable de l’ensemble de la population à des médicaments de qualité, sûrs, efficaces et abordables ». Une reconnaissance qui intervient alors que le secteur pharmaceutique national multiplie les initiatives pour s’arrimer aux standards internationaux et conquérir de nouveaux débouchés à l’export. Selon M. Habimana, l’adhésion au programme de préqualification permettra à l’industrie pharmaceutique algérienne « de renforcer sa crédibilité sur les marchés national et international, d’accroître ses capacités de production, de développer les compétences techniques et réglementaires conformément aux meilleures pratiques internationales, et d’accéder à de nouvelles opportunités commerciales, notamment sur le continent africain ». Il a par ailleurs invité les opérateurs économiques du secteur à prendre part à une réunion conjointe rassemblant l’OMS, l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population, prévue au siège de l’Académie de l’OMS à Lyon, en France, du 9 au 12 novembre prochain.

Cette rencontre entre les organisations onusiennes et les fabricants de produits de santé s’annonce comme une étape supplémentaire dans le rapprochement entre l’Algérie et les instances sanitaires internationales, dans un contexte où le pays cherche à faire reconnaître son savoir-faire industriel au-delà de ses frontières.

De son côté, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, qui ouvrait cette journée de formation, a insisté sur la portée stratégique de cette démarche. Pour lui, l’adhésion au programme de préqualification « n’est pas une simple procédure technique, mais un choix permettant de confirmer que le produit algérien répond aux normes les plus élevées en matière de qualité, d’efficacité et de sécurité ». Il y voit « le meilleur argument commercial dont peuvent se prévaloir les entreprises algériennes du secteur sur les marchés extérieurs ». Le processus de préqualification mené par l’OMS repose sur un examen approfondi des dossiers techniques des produits ainsi que des sites de fabrication, incluant l’évaluation des données cliniques et des données de bioéquivalence. Cet exercice rigoureux vise à déterminer si un médicament ou un vaccin peut prétendre à des achats internationaux à grande échelle, un sésame particulièrement recherché par les industriels qui aspirent à exporter vers l’Afrique.

Le ministre a d’ailleurs mis en avant l’accélération que ce label pourrait apporter à l’enregistrement des médicaments algériens auprès des autorités réglementaires des pays importateurs, en particulier sur le continent africain, dans une conjoncture marquée par la montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine. À ses yeux, cette dynamique doit permettre de faire du sceau « Made in Algeria » une référence « fiable et recherchée » au-delà des frontières nationales. Revenant sur le parcours accompli par le secteur ces dernières années, M. Kouidri a affirmé que l’industrie pharmaceutique algérienne travaille désormais à transformer ses capacités de production en une présence tangible sur les marchés extérieurs, plaçant les exportations pharmaceutiques parmi les leviers susceptibles de diversifier l’économie nationale hors hydrocarbures. Le ministre n’a pas manqué, au passage, de saluer la mobilisation des opérateurs du secteur pharmaceutique dans l’élan de solidarité déployé en faveur des familles sinistrées par les récents incendies qui ont touché plusieurs wilayas du pays.

Organisée dans le but de sensibiliser les industriels aux exigences du programme de l’OMS et de les guider à travers ses différentes étapes procédurales, cette session de formation a réuni des cadres du ministère de l’Industrie pharmaceutique et du secteur de la santé, des représentants syndicaux et professionnels, ainsi que plusieurs experts du domaine. Un rendez-vous qui confirme la volonté affichée par Alger de faire de la qualité pharmaceutique un vecteur de rayonnement international pour le savoir-faire national.

Malik Meziane

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