Oum El Bouaghi : Le wali met la pression pour redresser l’amélioration urbaine
L’état de fonctionnement de l’unité d’Aïn Beïda de l’entreprise publique d’amélioration urbaine ne semble pas répondre aux attentes des citoyens. À l’issue d’une visite d’inspection, le wali d’Oum El Bouaghi a donné une série d’instructions visant à remettre de l’ordre dans la gestion de cette structure, à renforcer ses moyens d’intervention et à améliorer la qualité des prestations liées à l’hygiène et à l’entretien de l’espace urbain.
Une mise à niveau qui intervient alors que les insuffisances persistent dans plusieurs secteurs de la ville. Au titre de cette visite, le chef de l’exécutif de la wilaya s’est rendu dans les différentes installations de l’unité afin de s’enquérir de son fonctionnement, de l’état du parc roulant et des conditions dans lesquelles les agents accomplissent leurs missions. La visite a également permis à Benabdellah Chaibdor, wali d’Oum El Bouaghi, de constater l’état des équipements disponibles et les contraintes susceptibles de limiter la capacité d’intervention de l’entreprise sur le terrain. Face aux insuffisances relevées, le wali a appelé à une véritable remise à niveau de l’unité, en accordant une priorité à la rénovation et à l’équipement de ses structures. Le parc roulant devra également faire l’objet d’une prise en charge plus rigoureuse, notamment à travers une intervention rapide et régulière en cas de panne des camions. Le chef de l’exécutif a également exigé la mise en place d’une campagne périodique consacrée au nettoyage et à l’entretien des camions. L’état des véhicules constitue en effet un élément important de l’image de l’entreprise et de la qualité du service public rendu aux habitants. Les responsables, dont le P/APC d’Aïn Beïda, ont, dans le même temps, été instruits d’achever la dotation en bacs à ordures dans les sites déjà programmés et d’inscrire de nouvelles acquisitions afin de couvrir les quartiers qui demeurent insuffisamment équipés. La question des déchets et de la propreté des espaces publics figure ainsi au cœur des préoccupations. Le ramassage des débris accumulés sur les deux côtés de la voie d’évitement de la ville devra être assuré sans délai, tandis que les opérations de nettoyage devront être menées de manière régulière et non plus uniquement en réaction aux situations d’insalubrité. L’objectif est de renforcer la présence des équipes sur le terrain et d’améliorer durablement le cadre de vie dans cette ville où les attentes des citoyens en matière de propreté demeurent importantes. La réorganisation doit également toucher le fonctionnement interne de l’unité. Le wali a demandé une révision du statut interne de la structure ainsi qu’un examen de la situation des congés de maladie des employés. Les agents ont, de leur côté, été appelés à davantage de responsabilité dans l’utilisation et la préservation du matériel qui leur est confié. Le port obligatoire des tenues spécifiques pendant l’exercice des missions a également été rappelé, de même que la nécessité de stationner les véhicules dans les espaces qui leur sont exclusivement réservés. Au-delà des équipements, c’est donc toute l’organisation du travail qui est appelée à évoluer. Le wali a insisté sur l’implication pleine et entière des responsables et des employés dans le plan d’action de l’entreprise, avec pour objectif de renforcer la discipline, d’optimiser l’utilisation des moyens disponibles et d’améliorer les performances sur le terrain. Dans cette perspective, la chargée de gestion de l’entreprise a été chargée d’organiser périodiquement des rencontres de travail consacrées à l’élaboration d’un plan spécifique d’intervention. Une démarche destinée à mieux programmer les opérations, à identifier les priorités et à éviter les interventions ponctuelles dépourvues de continuité. La question de l’acquisition de bacs à ordures supplémentaires devra également être intégrée à cette programmation afin de répondre aux besoins des quartiers encore dépourvus de ces équipements. Cette volonté de redressement, qui s’est assimilée à un rappel à l’ordre, intervient dans un contexte où l’amélioration du cadre de vie demeure un enjeu majeur à Aïn Beïda. Les insuffisances constatées en matière d’entretien et d’hygiène urbaine alimentent régulièrement les préoccupations citoyennes, particulièrement lorsque les opérations de collecte et de nettoyage ne sont pas assurées avec la régularité attendue. La succession de trois directeurs depuis la création de l’entreprise est, à ce titre, évoquée comme l’un des facteurs n’ayant pas permis à la structure d’atteindre les résultats escomptés. La visite du wali ne s’est toutefois pas limitée aux activités de l’entreprise d’amélioration urbaine. Le volet commercial a également été abordé à travers une série d’instructions destinées à mieux organiser l’activité des commerçants, à améliorer leurs conditions d’exercice et à préserver, parallèlement, la propreté et l’ordre dans les espaces commerciaux. Le premier responsable de la wilaya a notamment ordonné l’installation immédiate de l’ensemble des commerçants dans les marchés couverts qui leur sont proposés. Cette mesure vise à favoriser une meilleure organisation de l’activité commerciale et à réduire les situations susceptibles d’encombrer l’espace public. Dans ce cadre, le wali a insisté sur la nécessité d’assurer régulièrement le nettoyage des marchés couverts ainsi que leur alimentation en eau et en énergie. Le mobilier abandonné à l’entrée du marché couvert de la cité de la Palestine devra également être retiré afin de libérer les accès et d’améliorer l’aspect général des lieux.
Z.M.

