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Gigacity 2026 : Alger, première ville africaine du très haut débit

La capitale décroche la 34e place mondiale de l’indice Omdia, devant Le Cap, Le Caire, Nairobi et Lagos, mais aussi devant Berlin, Sydney et Istanbul. Un classement porté par une couverture en fibre optique proche de 100 %.

Alger s’est hissée au premier rang africain et à la 34e place mondiale du « Gigacity Index 2026 », publié par le cabinet britannique Omdia, spécialisé dans les études du secteur des télécommunications et de la technologie. Cet indice évalue les performances des réseaux à large bande fixe dans cinquante grandes villes du monde, indique un communiqué du ministère de la Poste et des Télécommunications rendu public mercredi. Classée dans la catégorie « Silver », la capitale devance de onze places Le Cap (Afrique du Sud), deuxième ville du continent. Elle dépasse également Le Caire, Nairobi et Lagos, ainsi que des métropoles comme Berlin, Sydney, Istanbul et Buenos Aires, précise le communiqué. Alger est l’une des deux seules villes africaines à figurer dans cette catégorie, aux côtés du Cap, les autres villes du continent étant classées « Bronze ». À l’échelle mondiale, elle totalise 36 points, soit le même score que Londres.

Sur le volet des infrastructures, le ministère souligne qu’Alger bénéficie d’une « couverture quasi totale en fibre optique jusqu’au domicile (FTTH), avoisinant 100 % », la plus élevée parmi les villes africaines classées. Cet atout lui a permis d’obtenir 50 points sur 100 sur l’axe « infrastructure du réseau », devant Istanbul (49 points), Berlin (47), Riyad (43) et Sydney (41). Côté performances, « 7 % des foyers bénéficient de débits supérieurs à 500 mégabits par seconde », tandis que 3 % dépassent le seuil du gigabit par seconde, détaille la même source, ajoutant que 90 % des abonnés disposent d’un débit minimal supérieur à 100 Mbps. Le temps de latence figure, par ailleurs, parmi les points forts relevés par l’indice pour la capitale.

Omdia décrit l’Algérie comme « un marché émergent du haut débit, qui a adopté rapidement la fibre optique dans le cadre d’une stratégie nationale d’expansion », et estime que cette orientation a propulsé Alger en tête des villes africaines. Pour le ministère, ce classement vient « couronner les investissements majeurs consentis par l’Etat dans les infrastructures de télécommunications » et s’inscrit dans la politique de modernisation des réseaux.

Pour rappel, ce résultat s’appuie sur une montée en puissance rapide du FTTH. Le ministère de la Poste et des Télécommunications avait annoncé, le 17 février 2026, que plus de trois millions de foyers étaient raccordés à la fibre optique, contre quelque 53 000 en 2020. La stratégie nationale du « tout fibre » vise la généralisation de cette technologie à l’ensemble du territoire d’ici 2027, avec l’abandon progressif du réseau en cuivre à la même échéance. Algérie Télécom, opérateur public, avait lancé en août 2025 la première offre FTTH à 1,6 Gbit/s en Afrique, avant de relever, depuis avril 2026, à 100 Mbps le débit minimal de ses offres fibre. L’opérateur s’était vu décerner, en début d’année, le prix « Best Practice of Home Broadband Development » au Mobile World Congress de Barcelone.

Salim Amokrane

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