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Colonisation sioniste en Cisjordanie : 500 ex-responsables européens somment l’UE de prendre des mesures

Plus de 500 anciens ministres, diplomates et hauts responsables européens ont appelé lundi l’Union européenne à prendre des mesures immédiates contre le projet sioniste de colonisation E1 en Cisjordanie occupée, dans un texte publié sur le site de leur collectif, daté du 5 octobre. Le moment n’a rien d’anodin, puisque les ministres européens des Affaires étrangères doivent se réunir le 12 octobre. Parmi les signataires figurent les anciens Premiers ministres français Alain Juppé et Dominique de Villepin, l’Italien Massimo D’Alema, le Belge Yves Leterme et le Suédois Stefan Löfven, ainsi que les anciens présidents du Parlement européen Josep Borrell et Enrique Barón Crespo. Ils demandent à la Commission européenne de présenter sans délai des propositions législatives pour sanctionner les institutions financières et les prestataires de services impliqués dans E1 et dans d’autres colonies, et pour interdire tout commerce entre l’UE et ces colonies illégales. Ils réclament aussi la suspension des dispositions commerciales de l’accord d’association avec l’entité sioniste. Selon les signataires, l’occupation sioniste s’apprête à attribuer, dans les prochaines semaines, les contrats de la première tranche du projet, qui prévoit plus de 1 200 logements près d’El-Qods occupée. Ils avertissent que sa réalisation couperait la Cisjordanie occupée en deux et enterrerait toute solution à deux États. Ils reprochent à l’UE de n’avoir rien fait pour dissuader cette entreprise et de manquer à ses obligations découlant des traités européens et du droit international. Un premier appel, publié le 6 mai, réclamait déjà des sanctions contre les acteurs impliqués. Les signataires dénoncent également la persistance des violences et de la crise humanitaire à Ghaza, ravagée par près de trois ans d’agression génocidaire sioniste, ainsi que les attaques de colons, les saisies de terres et les déplacements de Palestiniens en Cisjordanie. Ils exhortent les États membres à user de tous les moyens dont ils disposent pour faire respecter les décisions de la Cour internationale de justice.

Dans le même temps, outre-Manche, le Parti vert britannique a franchi un cap dimanche. Réunis en congrès annuel à Brighton, ses membres ont adopté, par 1 022 voix contre 813, une motion défendue par le groupe « Les Verts pour la Palestine », qui qualifie le sionisme de forme de racisme. Le texte, jugé « historique » dans le paysage politique britannique, réaffirme le soutien du parti à la libération de la Palestine et au droit au retour des Palestiniens. Il appuie le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions, appelle à un embargo total sur les exportations d’armes vers l’entité sioniste et condamne ses crimes de guerre.

R.I.

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