61 Marocains interpellés sur le territoire national alors qu’ils planifiaient des actions de déstabilisation : Un nouveau complot du Makhzen avorté
La DGSN a annoncé le démantèlement d’un réseau criminel international marocain qui préparait des actes de sabotage en Algérie. L’affaire s’ajoute à une série d’actions hostiles du régime du Makhzen.
Par moins de 61 ressortissants marocains, dont un ancien militaire de l’armée royale, ont été arrêtés début octobre à Oran alors qu’ils préparaient des actes de sabotage contre la sécurité et l’ordre publics, a annoncé ce dimanche la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), qui évoque le démantèlement d’un réseau criminel international actif sur le territoire national. Selon le communiqué, les premières investigations ont révélé un plan que la police judiciaire de la wilaya d’Oran a réussi à avorter. Les suspects, arrivés par avion à l’aéroport de Tunis, ont franchi la frontière par des sentiers montagneux escarpés et des passages forestiers isolés de la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, avant de gagner Oran par la route. Des passeports marocains ainsi que des sommes en dirhams et en euros ont été saisis. Les mis en cause ont été présentés au procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran.
Cette nouvelle affaire n’a rien d’un fait isolé. Elle s’ajoute à une chaîne d’actes qui reflètent l’hostilité pleinement affichée par le pouvoir marocain et qui est montée d’un cran depuis la normalisation de ses relations entre le Makhzen et l’entité sioniste, fin 2020. Des actions qui ont mené à la rupture diplomatique entre Alger et Rabat en août 2021, dans le sillage ses incendies qui ravagé plusieurs wilayas du pays notamment en Kabylie, et dans lesquels l’implication de Rabat fait peu de doutes. Depuis, le régime du Makhzen a intensifié sa guerre hybride contre l’Algérie, en poussant à financer puis organiser et orchestrer des actions de subversion et de tentatives de déstabilisation.
En juillet dernier, le ministère de la Défense nationale annonçait d’ailleurs le démantèlement à Tizi-Ouzou d’un groupe de six membres du MAK, dont quatre Marocains en séjour irrégulier, qui planifiaient perturber les élections législatives. Les précédents ne manquent pas. En septembre 2024, le ministère des Affaires étrangères rétablissait le visa pour les détenteurs étrangers de passeports marocains, en dénonçant le déploiement d’agents de renseignement sionistes munis de ces documents. Le président Abdelmadjid Tebboune avait ensuite évoqué des soupçons de repérage du port d’Oran et de la base navale de Mers el Kébir, en précisant que l’enquête se poursuivait et que le procès serait public.
La guerre hybride que dénonce Alger passe aussi par la drogue et la désinformation. Les bilans de l’ANP font état, semaine après semaine, de tentatives d’introduction de kif traité depuis les frontières ouest. À cela s’ajoutent des campagnes de fausses informations destinées à ébranler la cohésion nationale.
Hocine Fadheli

